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De l'Hyper Cacher au Bataclan, la prise d'otages est un mode opératoire utilisé à plusieurs reprises par les djihadistes

De l'Hyper Cacher au Bataclan, la prise d'otages est un mode opératoire utilisé à plusieurs reprises par les djihadistes

La prise d'otages dans un supermarché de Trèbes (Aude) commise ce vendredi par un homme se réclamant de l'EI est un mode opératoire déjà utilisé à plusieurs reprises en France ces dernières années par des djihadistes.


L'Hyper Cacher

Le 9 janvier 2015, Amedy Coulibaly, un délinquant devenu un islamiste radical en prison, fait irruption dans la supérette Hyper Cacher Porte de Vincennes à Paris et tire sur les employés et clients à la kalachnikov.

Alors qu'il a déjà tué une policière à Montrouge (Hauts-de-Seine) la veille, il tue quatre personnes et prend les autres en otage, dont un groupe de clients qui s'était réfugié dans une chambre froide au sous-sol. Il leur parle, explique son geste comme une "vengeance", pour les persécutions dont sont victimes les musulmans dans le monde.

Après quatre heures de prise d'otage, les forces de l'ordre donnent l'assaut et tuent le terroriste.


L'imprimerie de Dammartin

Le même jour, dans une action coordonnée avec la prise d'otage de Coulibaly, les frères Kouachi, en fuite depuis deux jours après la tuerie de Charlie Hebdo (12 morts), débarquent en trombe dans une imprimerie à Dammartin-en-Goële (Seine-et-Marne).

Le patron de l'imprimerie, Michel Catalano, les aperçoit avec leurs armes et prévient un employé, Lilian Lepère, d'aller se cacher.

Il va au devant des assaillants, qui le laissent partir environ 1 heure 30 plus tard. Lilian Lepère, lui, s'est réfugié dans un minuscule placard sous un évier.

Recroquevillé, il donne des indications par SMS aux forces de l'ordre, s'efforçant de ne faire aucun bruit. Il est libéré 8 heures 30 après s'être caché, lorsque le GIGN tue les frères Kouachi.


Le Bataclan

Le 13 novembre 2015, trois assaillants tirent dans la foule de la salle de spectacle parisienne du Bataclan en plein concert des Eagles of Death Metal. Après le carnage du rez-de-chaussée, deux djihadistes montent à l'étage et rassemblent plusieurs otages sur les balcons. Aucun ne sera tué.

Quand leur acolyte explose, suite à un tir de la police, les deux djihadistes restant se retranchent avec une douzaine de spectateurs dans un couloir, pour un huis-clos de deux heures.

Les policiers de la Brigade de recherche et d'intervention (BRI) nouent d'abord le contact par téléphone. Les djihadistes leur demandent de reculer, veulent un négociateur, préviennent qu'ils ont des otages "à décapiter" et des ceintures explosives.

Puis vient l'assaut. Derrière un bouclier roulant de 180 kg, la BRI avance sous le feu des djihadistes. Lorsque les otages parviennent à passer derrière les policiers, ces derniers ouvrent le feu. Un assaillant est abattu, l'autre se fait exploser.

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