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Euro de hand: se souvenir d'avril au Portugal

Euro de hand: se souvenir d'avril au Portugal
Le Français Nikola Karabatic exulte lors du match contre le Portugal en qualif pour l'Euro-2020 de handball, le 14 avril 2019 à StrasbourgFREDERICK FLORIN
 
 

Les Français se souviendront de leur mois d'avril au Portugal pour ne pas déchanter dès leur entrée en lice à l'Euro de handball, vendredi (18h15) à Trondheim, en Norvège.

Contre toute attente, les Bleus, un peu démobilisés en pleine saison de club, avaient subi un affront (33-27) à Guimaraes, dans un match de qualification au Championnat d'Europe. Ils avaient réagi trois jours plus tard à Strasbourg (33-24), mais la leçon n'a pas été oubliée.

"On commence par la dernière équipe qui nous a battus, et bien battus, en match officiel", résume Nikola Karabatic. "Le Portugal a énormément progressé et ce n'est plus seulement un groupe qui joue bien de temps en temps au handball, c'est devenu une vraie équipe. Ils ont de très bons clubs et de très bons résultats chez les jeunes".

Il y a neuf mois, les Portugais avaient largement utilisé la règle qui permet depuis quelques années de faire sortir le gardien pour jouer à sept joueurs de champ contre six. "On a été vraiment surpris et ultra dominés, c'est pour ça qu'on est très méfiant. Ils peuvent poser beaucoup de problèmes à des gens qui ne les connaissent pas", souligne l'ailier Valentin Porte.

- La Norvège dimanche -

La sélection s'appuie sur les joueurs du FC Porto et du Sporting Lisbonne, qui font mieux que de la figuration en coupes d'Europe. Porto s'est même offert un beau succès à Montpellier cet automne en Ligue des champions. Mais pour leur première compétition majeure depuis quatorze ans, les Portugais seront privés d'un de leurs meilleurs joueurs, Gilberto Duarte, l'arrière de Montpellier justement, qui s'est blessé au genou en Coupe de la Ligue.

S'ils trébuchaient d'entrée, les Français se retrouveraient le dos au mur, et dans l'obligation de battre les Norvégiens devant leur public dimanche (18h15) pour finir dans les deux premiers de leur poule, où figure aussi la Bosnie-Herzégovine (l'adversaire de mardi), et poursuivre leur route au tour principal à Malmö (Suède).

Les Bleus ont eu une préparation courte au cours de laquelle ils n'ont disputé que deux matchs amicaux, le premier gagné (40-26) contre la Serbie à Metz et le second perdu face au Danemark, champion olympique et du monde en titre (31-30 à Bercy).

Ces résultats ne doivent toutefois pas être surinterprétés, notamment parce que Didier Dinart a fait tourner l'effectif et effectué des tests, comme en défense, en utilisant la classique 6-0 alignée et la plus inhabituelle 5-1 étagée.

En tout cas, les Français ont joué un handball qui devrait leur permettre de passer le premier obstacle sans trop trembler. "Si l'équipe de France joue à son niveau, elle n'a pas à craindre le Portugal", dit le sélectionneur.

Parti en Norvège avec 18 joueurs, Didier Dinart a décidé de conserver Yann Genty comme doublure de Vincent Gérard dans les buts, à la place de Wesley Pardin. Dans le jeu, comme prévu c'est Nicolas Claire qui a été écarte de la liste des 16 retenus.




 

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