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La réduction de 120.000 postes de fonctionnaires "n'est pas l'alpha et l'oméga" (Dussopt)

La réduction de 120.000 postes de fonctionnaires
Le secrétaire d'Etat à la fonction publique Olivier Dussopt à Paris, le 24 janvier 2018 LUDOVIC MARIN

L'objectif de suppression de 120.000 postes de fonctionnaires d'ici la fin du quinquennat "n'est pas l'alpha et l'oméga" de la future réforme de l'Etat, a déclaré mercredi le secrétaire d'Etat à la fonction publique Olivier Dussopt sur CNews.

"C'est un objectif, et en même temps ce n'est pas l'alpha et l'oméga", a déclaré le secrétaire d'Etat, interrogé sur la promesse de réduction des effectifs d'agents publics d'Emmanuel Macron.

"Si le seul objectif était quantitatif, mathématique, nous aurions commencé dès cette année, ça n'est pas le cas", a-t-il argumenté.

M. Dussopt s'exprimait au lendemain de l'annonce d'un appel à la grève et la mobilisation de sept syndicats sur neuf représentatifs de la fonction publique, pour le 22 mars prochain.

Il a plaidé pour "un dialogue serein" et rappelé qu'il allait rencontrer "dès la semaine prochaine" toutes les organisations syndicales lors de réunions bilatérales.

"Après, les organisations syndicales maintiendront ou ne maintiendront pas leur mot d'ordre, c'est leur liberté la plus totale", a-t-il dit.

Olivier Dussopt est chargé, avec le ministre de l'Action et des comptes publics Gérald Darmanin, de mener durant toute l'année 2018 une grande concertation visant à "élaborer un nouveau contrat social avec les agents publics", selon la lettre qu'ils ont envoyée aux syndicats.

Parmi les sujets qui seront abordés: l'annonce par le gouvernement de "plans de départs volontaires" inédits dans la fonction publique.

M. Dussopt a écarté mercredi l'idée que ces plans aient lieu dans certains secteurs: "Est-ce que vous imaginez que l'on puisse mettre en place un plan de départs volontaires dans les secteurs où nous recrutons des fonctionnaires ? Ca parait contradictoire", a-t-il raillé.

"La fonction publique hospitalière n'est pas du tout concernée" par ces plans, a assuré pour sa part mercredi sur LCI la ministre des Solidarités et de la Santé, Agnès Buzyn, faisant valoir qu'au contraire on y "cherche à recruter".

"Ca ne concerne bien entendu ni l'éducation, ni la police, ni la santé", a-t-elle avancé, tout en reconnaissant un droit "à se poser la question" des missions nécessitant des fonctionnaires.

"Il y a des fonctionnaires qui sont un peu désœuvrés, --très peu--, et sur des missions particulières. C'est là-dessus que nous devons avoir un travail de cohérence", a déclaré la ministre.

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