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Le chauffeur de bus agressé à Bayonne est décédé: "Nous avons choisi de le laisser partir"

 
 

Le chauffeur violemment agressé à Bayonne il y a 5 jours est mort ce vendredi 10 juillet à 17h30, a annoncé sa famille à RTL France.

Philippe Monguillot, le chauffeur de bus agressé dimanche soir à Bayonne, et qui était en état de mort cérébrale depuis, est décédé vendredi en fin d'après-midi, a annoncé sa fille Marie à une correspondante de l'AFP. "Nous avons décidé de le laisser partir. Les médecins étaient pour et nous aussi", a dit Marie Monguillot, 18 ans, tandis que sa mère Véronique a annoncé sur les réseaux sociaux "Mon époux s'est éteint à 17H30, RIP mon amour".

Il y a quelques jours, sa femme, aujourd'hui veuve, avait livré un témoignage poignant, expliquant que son mari était défiguré:

La justice évoque une agression extrêmement violente

Selon le parquet de Bayonne, le conducteur de 59 ans, père de deux autres filles de 21 et 24 ans, a été victime d'une agression "d'une extrême violence", roué de coups et grièvement blessé à la tête, alors qu'il voulait contrôler le ticket d'une personne et exigeait le port du masque pour trois autres passagers.


Les suspects ont été arrêtés

Âgés de 22 et 23 ans et connus des services de police, deux hommes soupçonnés d'avoir porté les coups ont été mis en examen cette semaine pour tentative d'homicide volontaire et écroués, une qualification juridique appelée toutefois à évoluer en raison du décès de la victime. "Nous allons prendre des réquisitions de mises en examen supplétives" à l'encontre de ces deux principaux suspects pour "homicide volontaire sur un agent de réseau de transports publics", a expliqué à l'AFP le procureur de la République de Bayonne, Jérôme Bourrier, qui a confirmé le décès.

Deux autres individus, des trentenaires, ont également été écroués cette semaine, notamment pour "non assistance à personne en danger".


La sécurité des chauffeurs de la ville renforcée

Les chauffeurs de bus du réseau de l'agglomération de Bayonne, qui avaient exercé leur droit de retrait au lendemain de l'agression de leur collègue, dans le quartier populaire de Balichon, reprendront le travail lundi "dans des conditions de sécurité renforcées", a annoncé vendredi l'opérateur de transports Keolis.

Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin doit se rendre samedi à Bayonne pour faire un point sur la sécurité dans la ville avec les responsables des services de l'Etat, puis rencontrer les conducteurs et syndicats des transports publics.

"J'adresse mes sincères condoléances à la famille, aux proches et aux collègues de Philippe Monguillot (...) Cet acte odieux et lâche ne doit pas rester impuni", a tweeté le ministre.

Avant lui, le ministre délégué aux Transports Jean-Baptiste Djebbari avait fait le voyage mardi soir et s'était entretenu avec des chauffeurs du réseau de transports de l'agglomération bayonnaise appelé Chronoplus.

"Philippe Monguillot nous a quittés. Il succombe à une agression barbare dans l'exercice de son métier. Serviteur fidèle du service public, il laisse l'image d'un homme généreux. Soutien à ses collègues dans la peine. Notre affection à son épouse et sa famille dans le deuil", a réagi le maire de Bayonne Jean-René Etchegaray sur Twitter.




 

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