Vers de nouvelles fusions de communes: André Antoine répond à Jean-Paul Wahl

(Belga) L'idée d'une nouvelle fusion des communes dans le futur séduit visiblement les Réformateurs du Brabant wallon. Elle avait été évoquée lors d'une récente visite de la ministre wallonne des pouvoirs locaux Valérie De Bue (MR) à l'administration communale de Braine-l'Alleud. Le député-bourgmestre Vincent Scourneau (MR) se disait convaincu qu'il faudrait en passer par là. Vendredi, le bourgmestre en titre de Jodoigne Jean-Paul Wahl, chef de groupe MR au parlement wallon, l'a relancée dans la presse. André Antoine, au nom du cdH, a tenu à lui répondre en parlant d'une analyse biaisée.

Aller vers de nouvelles fusions de communes, singulièrement dans l'est du Brabant wallon selon l'idée évoquée par Jean-Paul Wahl dans La Dernière Heure de vendredi, n'est pas l'option que retient le cdH. Le président du parlement wallon, André Antoine, évoque à ce propos une "analyse complètement biaisée". Si la petite taille de certaines communes est évoquée par le MR, André Antoine rappelle que depuis la fusion de 1977, les communes du Brabant wallon ont connu une augmentation de population de plus de 35% et la Jeune Province compte à présent des pôles urbains importants. Pratiquement chaque commune s'est aussi dotée d'infrastructures scolaires, sportives, administratives importantes, et une fusion poserait la question de leur utilité. "Jean-Paul Wahl évoque des difficultés financières pour les communes: c'est un vrai problème mais quelles sont les causes ? Le tax shift du Fédéral coûte 38 millions d'euros aux communes du Brabant wallon, la loi sur les zones de secours prévoyait une répartition 50/50 entre les communes et le Fédéral et on est en réalité à 80/20. Et la réforme du chômage déplace des bénéficiaires vers le revenu d'intégration sociale. Si les communes connaissent des difficultés, c'est parce que le Fédéral ne respecte pas le principe de la neutralité financière de ses décisions", affirme André Antoine. (Belga)

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