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Conflit en Syrie - Une trêve compromise dans la Ghouta, où de nouvelles victimes civiles sont rapportées

Conflit en Syrie - Une trêve compromise dans la Ghouta, où de nouvelles victimes civiles sont rapportées
Russie, Syrie

(Belga) L'aviation et l'artillerie du régime syrien ont de nouveau bombardé mardi l'enclave contrôlée par les rebelles dans la Ghouta orientale, une vaste région dont les deux tiers sont aux mains des forces prorégime. "Obus, bombes et barils d'explosifs ont été déversés sur l'enclave rebelle", tuant sept civils, dont deux enfants, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). En outre, 14 cadavres ont été retirés des décombres, a ajouté l'ONG. Parmi eux cinq enfants.

De son côté, l'agence officielle Sana a fait état d'un mort et de cinq blessés dans la chute de roquettes tirées par les rebelles sur Damas. D'autres tirs ont visé selon elle un couloir humanitaire au niveau du secteur d'Al-Wafidain, pour empêcher les civils de quitter l'enclave. Une trêve quotidienne de cinq heures, de 09H00 à 14H00 (08H00 à 13H00 HB), censée permettre l'entrée de l'aide ou la sortie d'habitants ou de blessés de l'enclave, a été décrétée lundi par la Russie, le grand allié du régime de Bachar al-Assad, mais les protagonistes se sont aussitôt accusés mutuellement de l'avoir violée. "Pas un seul civil n'est sorti" du fief rebelle, selon le général russe Viktor Pankov, qui en rejette la responsabilité sur des tirs des insurgés. D'après des correspondants de l'AFP, des habitants terrés dans des sous-sols avaient quitté leurs abris le matin au début de la trêve afin d'inspecter leurs maisons et de s'approvisionner. Mais ils y sont aussitôt retournés. "Cette trêve est une farce", a résumé un habitant. Près de 600 civils ont péri en 10 jours, depuis le 18 février, dans les bombardements du régime qui tente de prendre le contrôle de la dernière zone qui lui échappe. Selon le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l'ONU (Ocha), plus de 700 personnes ont besoin d'une évacuation médicale urgente après que l'offensive du régime a mis hors d'état plusieurs hôpitaux et provoqué un bond des prix des aliments de première nécessité. Le Conseil de sécurité des Nations unies se réunira mercredi après-midi pour discuter de la situation humanitaire en Syrie et entendre, pour la troisième fois au cours du mois de février, le secrétaire général adjoint de l'ONU pour les Affaires humanitaires, Mark Lowcock. (Belga)

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