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Comment l'Etat islamique pourrait finalement rapprocher les USA et l'Iran

Comment l'Etat islamique pourrait finalement rapprocher les USA et l'Iran
Le Secrétaire d’État américain, John Kerry (à gauche), à son arrivée à Genève la semaine dernière pour négocier avec l'Iran.
 
 

Mercredi, le secrétaire d’État John Kerry admet que les États-Unis et l'Iran ont de facto "un intérêt commun" à lutter contre le groupe radical sunnite État islamique, même s'ils ne coopèrent pas militairement contre cette organisation.

"Nous avons au moins un intérêt commun, mais pas de coopération", a déclaré M. Kerry devant une commission du Congrès américain, à propos de la lutte contre l'EI en Irak et en Syrie, au moment où Washington et Téhéran sont dans la dernière ligne droite de leurs négociations sur le programme nucléaire iranien.
Les Etats-Unis avaient déjà reconnu le "rôle" que l'Iran, puissance chiite, jouait militairement contre l'EI mais c'est la première fois qu'un aussi haut responsable américain parle explicitement d'un "intérêt commun".


Une première

L'Iran estime que la sécurité de l'Irak est d'une importance vitale, les djihadistes de l'EI considérant les chiites comme des hérétiques. Le chef de la diplomatie américaine a passé deux jours complets mardi et mercredi à rendre compte des priorités de la diplomatie américaine, au premier rang desquelles la perspective d'un accord international sur le programme nucléaire controversé de l'Iran, les opérations militaires de la coalition internationale contre l'EI en Syrie et en Irak ou encore le conflit en Ukraine.


Pas de collaboration

Répondant à une question sur les relations entre Washington et Téhéran, M. Kerry a déclaré: "Ils ont fait des choses qui nous aident, comme par exemple combattre l'EI, mais nous ne nous coordonnons pas avec eux, nous n'y travaillons pas et nous ne leur avons pas demandé de le faire". A la faveur des négociations entre les grandes puissances et l'Iran sur son programme nucléaire qui doivent aboutir d'ici au 31 mars, Washington et Téhéran sont en plein rapprochement. Les deux gouvernements n'ont plus de relations diplomatiques depuis 35 ans.



 




 

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