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En plein discours, le patron de VW reprend un slogan nazi pour parler des mauvais résultats de l'entreprise: "Je voudrais m'excuser"

En plein discours, le patron de VW reprend un slogan nazi pour parler des mauvais résultats de l'entreprise:

Le patron du groupe allemand Volkswagen a présenté mercredi ses excuses après avoir utilisé en le détournant devant des centaines de cadres le solgan nazi inscrit à l'entrée d'Auschwitz "Arbeit macht frei" pour commenter la mauvaise rentabilité de son entreprise.

Mardi soir, Herbert Diess réunissait comme le veut la tradition des centaines de cadres du groupe pour commenter les résultats annuels de Volkswagen et les orientations stratégiques du groupe.

En évoquant la faible rentabilité du groupe et le cours de l'action Volkswagen qui peine à décoller, le dirigeant a alors à plusieurs reprises, selon plusieurs médias allemands, utilisé la formule "EBIT macht frei", une allusion, y compris homophonique, au funeste "Arbeit Macht Frei" (le travail rend libre) affiché par les nazis à l'entrée du camp d'extermination nazi d'Auschwitz.

L'acronyme anglais EBIT (Earnings before interest and taxes) correspond dans le jargon financier au bénéfice d'une entreprise avant déduction des charges, des produits d'intérêt et des impôts.

"C'était un choix de mots très malheureux et si j'ai accidentellement heurté, j'en suis extrêmement désolé. Je voudrais m'excuser sous n'importe quelle forme", s'est contrit le dirigeant du premier constructeur automobile mondial, dans une déclaration publiée par le journal allemand Wirtschaftwoche, qui a révélé l'affaire.


VW avait eu recours au travail forcé d eprisonniers de guerre

"Volkswagen a démontré à travers de nombreuses activités que l'entreprise, ses collaborateurs et moi-même, sommes conscients de la responsabilité historique particulière de Volkswagen pendant le Troisième Reich", a ajouté Herbert Diess.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, le constructeur allemand a eu recours au travail forcé de prisonniers de guerre et de détenus de camps de concentration.

Un préjudice que l'entreprise a tenté de réparer en créant dans les années 1990 un fonds d'indemnisation des travailleurs forcés et en laissant les historiens accéder à ses archives pour exhumer ce sombre passé.

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