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Triathlon: Vincent Luis aux portes du sacre mondial sur les bords du Lac Léman

Triathlon: Vincent Luis aux portes du sacre mondial sur les bords du Lac Léman
Le Français Vincent Luis mène le train lors du Championnat élite de triathlon de Yokohama, le 18 mai 2019CHARLY TRIBALLEAU

Une cinquième place pour le jackpot: à 30 ans, Vincent Luis est à une course du titre de champion du monde de triathlon, garanti en cas de top 5 lors de la grande finale de la série mondiale (WTS), samedi à Lausanne.

Sur les bords du lac Léman, Vincent Luis part en quête d'une première: depuis 2009 et la création de la WTS qui décerne la prestigieuse récompense mondiale à l'issue de la saison, aucun Français n'est parvenu à s'imposer.

Et avant 2009, lorsque le titre planétaire se jouait sur une course d'un jour, seul Olivier Marceau avait été sacré, en 2000, année de l'entrée de la discipline au programme olympique.

"Je n'y pense pas trop pour être honnête, d'être le premier Français vainqueur de la WTS. Les Espagnols l'ont remporté et les Anglais aussi. On se bat à l'international", souligne pour l'AFP le natif de Vesoul, avec à l'esprit les sacres de Mario Mola (2016, 2017, et 2018), Javier Gomez (2010, 2013, 2014 et 2015) et des frères Brownlee Alistair (2009 et 2011) et Jonathan (2012).

"Je préfèrerai finir deuxième avec un Français qui gagne, que finir 5e en étant premier Français. Il faut relativiser ça", poursuit-il. Avant d'arriver à Lausanne, Luis a réalisé sa saison la plus régulière au top niveau mondial: une victoire mi-mai à Yokohama au Japon, une deuxième place à Hambourg début juillet, et il n'est jamais sorti du top 6 (à Leeds) sur les six courses disputées.

Résultat: il caracole en tête du classement de la WTS avec près de 400 points d'avance sur Mola. A Lausanne, il peut se permettre de finir 5e pour ne pas avoir à se soucier des résultats de ses adversaires et assurer le sacre mondial.

"C'est vrai que ça laisse une petite marge de manœuvre. Si Mario Mola gagne, vu que c'est mon premier concurrent, une 5e place me suffit. Maintenant, je ne suis pas là pour faire des maths", prévient-il.

- Parcours à sa mesure -

Il garde d'ailleurs un excellent souvenir des deux dernières grandes finales de la WTS, avec des succès en 2017 à Rotterdam et en 2018 à Gold Coast.

"J'arrive sur cette grande finale plutôt confiant. J'ai gagné dans des conditions différentes: les Pays-Bas, c'était une météo pas terrible, avec beaucoup de pluie, une course dans les 500 derniers mètres, à l'emballage. Alors que Gold Coast, l'année dernière, c'était un grand soleil et j'ai attaqué à 3 kilomètres de l'arrivée pour finir tout seul", se remémore-t-il.

Le parcours suisse, qu'il a déjà eu l'occasion d'emprunter en 2006 pour les Mondiaux juniors et en 2011 pour une étape de la WTS, peut lui convenir parfaitement, notamment une partie à vélo avec deux petites bosses par tour, "courtes, qui durent une minute ou moins", et une course à pieds rapide.

Dans l'idéal, il espère pouvoir creuser un petit écart sur les 1.500 m de natation "et créer une échappée en vélo" sur les 40 km proposés, avant d'attaquer les 10 km de course à pieds, avec là aussi un faux-plat montant compliqué à aborder.

"Maintenant, je ne vais pas me tuer à la tâche, sachant que je suis l'un des meilleurs coureurs du circuit. J'ai deux ou trois armes dans ma manche, il faudra que je les pose au bon moment, sans les gaspiller", glisse-t-il.

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