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Bruxelles bénéficie d'un système de surveillance de la qualité de l'air grâce à 11 ruches d'abeilles dispersées sur son territoire (vidéo)

Les abeilles permettent d'en savoir beaucoup sur l'état de l'environnement dans une région. A Bruxelles, des ruches ont été placées dans 11 endroits stratégiques. Et les premiers résultats des analyses sont connus. Les abeilles montrent notamment une forte présence de métaux lourds et de pesticides dans la capitale. Reportage dans le RTLINFO13H de Sun Chim Courrier avec Xavier Gérard.

Les abeilles n'en ont peut-être pas l'air mais elles contribuent à surveiller l'environnement de Bruxelles. Pendant deux saisons, la récolte des ruches sur 11 sites est analysée. Rien n'échappe à ces ouvrières: présence de métaux lourds parfois jusqu'à 40 fois plus élevée qu'en zone naturelle et traces de nombreux pesticides.

Bach Kim Nguyen, cofondateur de "Beeodiversity" détaille ce projet: "Ce qu'on peut faire, c'est justement en terme de pesticides: développer des groupes de travail des agriculteurs pour limiter l'utilisation de pesticides. C'est-à-dire qu'ils ont besoin de conseils, d'informations et on peut leur apporter de manière ciblée des informations par rapport aux résultats qu'on a obtenus."

Ce projet de surveillance a déjà été testé dans la commune de Knokke où l'équipe de Kim recommande aux agriculteurs de ne pulvériser des pesticides qu'en soirée pour protéger les abeilles ou mieux de ne le faire qu'en dernier recours pour arriver à une lutte 100% biologique. Petit à petit les consciences s'éveillent.

Michel De Bisscop, arboriculteur à Knokke est confiant sur ce procédé: "Je pense qu'en faisant de cette manière-là, il y a moyen d'y arriver. Si "step by step", on peut déjà diminuer les pesticides et les améliorer, c'est déjà de nouveau un pas en avant".

L'expérience à Knokke prouve que toutes actions contribuent à améliorer la qualité de l'environnement, même la plus petite.

"Tout le monde peut agir. Même le particulier qui n'applique plus de pesticides. En améliorant la biodiversité, en faisant des plantations dans leur jardin pour le particulier. Parfois, peut-être, avec un mètre carré mais un mètre carré divisé par mille, cela devient conséquent et cela a un impact positif sur l'environnement", recommande Bach Kim Nguyen.

Ce système de surveillance de l'environnement par les abeilles pourrait devenir une étude permanente à Bruxelles: une décision qui appartient aux différents partenaires et aux institutions publiques.

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