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Retour à la normale au Bois de la Cambre après un rassemblement: aucun signe de la Boum 3

  • Plusieurs actions étaient organisées cet après-midi au Bois de la Cambre

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Plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées samedi après-midi au Bois de la Cambre à Bruxelles, sans guère de respect des mesures sanitaires imposées à la suite de la pandémie de coronavirus, pour dénoncer ces restrictions et la politique vaccinale adoptée par les pays européens.

Ce samedi après-midi, le site du Bois de la Cambre (Bruxelles) devait accueillir de nombreux manifestants au cours de deux actions non autorisées:

À 15h, a débuté "La manifestation européenne pour la liberté et la démocratie". Un rassemblement sur fond de corona-scepticisme et de personnes qui militent contre le port du masque, entre autres. Plus de 1.000 personnes se sont rassemblées pour cet événement où les gestes barrières n'ont peu voire pas été respectés. Peu avant 17h, les participants en provenance de plusieurs pays européens ont quitté le Bois de la Cambre en cortège.

Les Néerlandais étaient particulièrement nombreux, dont certains portaient des parapluies jaunes porteurs de slogan comme "peace" et "amour". Mais certains d'entre eux portaient la veste de treillis de l'armée néerlandaise - voire l'uniforme complet - et un béret, a constaté sur place l'agence Belga.  A quelques dizaines de mètres de distance, des familles profitaient sur les pelouses du soleil et de la température printanière.

A 17h, le cortège s'est mis en route vers le rond point Schuman. (Suivre les événements liés au cortège)

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Un peu plus tôt, des soutiens de Jürgen Conings sont venus se greffer à ce rassemblement au Bois de la Cambre. Pour rappel, l'homme de 46 ans, a adressé des menaces récemment à l'encontre de diverses personnalités. D'importantes recherches ont été menées en vue de retrouver ce militaire qui a mis la main sur des armes lourdes.

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"Si nous voulons retrouvez notre liberté, nous allons devoir nous battre pour elle. Donc rendez-vous samedi à Bruxelles", avait annoncé sur Facebook Jeroen Pols, l'un des organisateurs de ce rassemblement. Des manifestants étrangers (France, Pays-Bas, Allemagne) sont également sur place au Bois de la Cambre. "Nous devons rester des personnes libres, c'est très important pour notre avenir", exprime une femme originaire de Flandre. Elle poursuit: "La fin des mesures sanitaires ? Vous rêvez. Ce n'est pas fini. Ça ne fait que commencer. Le coronavirus ne va pas disparaitre."


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A 16h, devait débuter la troisième édition de "La Boum". A 17h, aucun rassemblement lié à cet événement n'est encore constaté. Il faut dire que l'enthousiasme entourant La Boum 3 semblait être retombé: la page de l'événement Facebook ne compte que quelques centaines de personnes intéressées, par rapport aux milliers des éditions précédentes.

Des "parents-boucliers" présents

Ce faible engouement n'a pas empêché plusieurs parents de se rassembler pour, disent-ils, "protéger les jeunes. Servir de zone tampon entre la police et éventuellement les agresseurs". C'est le cas de Carl: "On a remarqué à la première Boum qu'il y avait eu quand même beaucoup de violence au niveau des forces de l'ordre. On s'est dit qu'en servant de bouclier, la fête pouvait peut-être s'organiser bien gentiment et sans violence, ni du côté des jeunes, ni du côté de la police." Chantal, présente au Bois de la Cambre, s'inscrit dans la même démarche: "Je suis là aujourd'hui pour défendre nos droits et contre toutes ces mesures liberticides. Je suis là plus particulièrement parce que j'étais là lors de la dernière Boum et les jeunes ont été fort agressés par les policiers. Il y a eu une très grande violence, que j'ai moi-même subie. J'étais là avec ma rose blanche, en tant que parent bouclier, mais je n'ai rien pu faire. Je suis là pour marquer le fait qu'il ne faut pas que ça recommence. J'espère que ça ne va pas recommencer cette fois-ci."

Deux événements, donc, entre volonté de se rassembler pour faire la fête et marche revendicative contre, notamment, le pass sanitaire. Pour rappel, tous les deux sont interdits par les autorités.


 




 

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