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Une équipe belge est championne du monde de Kin-Ball: "On voulait gagner, on l'a fait !"

 
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Il y a quelques jours, l’équipe nationale féminine de Belgique est devenue championne du monde des clubs de Kin-Ball, en République Tchèque. Notre pays avait envoyé deux équipes pour le tournoi, l’une d’entre elles est repartie avec le titre. Retour sur la compétition et focus sur ce sport bien méconnu chez nous.

"Une équipe belge est devenue championne du monde des clubs en Kin-Ball récemment, contrairement au football, elles gagnent quelque chose !". C’est d’une manière bien taquine, Stéphanie nous contacte via le bouton orange "Alertez-nous" pour relayer cette information sportive. Oui, une équipe belge est bien championne du monde.

Du 17 au 20 août dernier, en République Tchèque, se jouait la Coupe du monde des Clubs de Kin-Ball. La Belgique avait envoyé deux équipes, nommées les "Kin-Ball Academy" 1 et 2. Au terme de ces trois jours, ce sont les membres de la première équipe qui ont soulevé le trophée en ayant battu en finale une équipe française et une équipe tchèque. Car oui, les matchs de Kin-Ball se jouent à trois équipes.
Petit rappel de l’origine et des règles et de ce sport bien spécifique.

Le Kin-Ball, une création québécoise

Le Kin-Ball est un sport collectif qui nous vient du Québec. Créé en 1987, on lui doit son nom à la compagnie "Omnikin" qui a développé les règles de cette discipline. "Le principe du Kin-Ball est de réunir trois équipes de quatre personnes sur un terrain de 20m x 20m autour d’un ballon d’1m22 de diamètre pesant moins d’1 kg. L’objectif est de ne pas faire toucher le ballon au sol", nous explique la Fédération Française de Kin-Ball.


© JPR Photography - Notre équipe vainqueure de la compétition.

"Une équipe appelle une des deux autres équipes adverses juste avant de lancer le ballon. L’équipe appelée doit récupérer le ballon avant qu’il ne tombe par terre, avec n’importe quelle partie du corps. Si l’équipe appelée y parvient, c’est à son tour d’attaquer. Dans le cas contraire, elle remet en jeu le ballon et donne 1 point aux deux autres équipes". En clair, le Kin-Ball mêle aptitude physique, tactiques et surtout intelligence. Dès qu’une équipe remporte 9 points, l’équipe qui a le moins de points sort et les deux derniers points se jouent à deux équipes. Pour remporter le match, il faut remporter 4 périodes de 11 points.

"J’ai commencé ce sport en 2017 grâce à des amies. J’ai tout de suite accroché à ce sport si particulier, et c’est comme ça que je suis arrivé à jouer la compétition", explique Éline Ligot, membre de l’équipe victorieuse, et qui joue dans le club des "K-ribou" de Bruxelles. "Le sport n’est pas très répandu en Flandre, mais il y a de plus en plus de gens qui y jouent en Wallonie et à Bruxelles".

Parmi les favorites, elles ont assumé leur statut

En arrivant en République Tchèque, l’équipe A belge avait un objectif en tête : gagner. "Nous sommes arrivés en République Tchèque avec l'objectif de remporter la compétition", avoue Eline. "Disons que nous étions dans le top 3 des favorites, mais nous nous sommes fait peur en se qualifiant in extremis pour la finale, après un match de barrage". Si dans une compétition, on parle souvent d’un match "référence", pour les filles, celui-ci est arrivé tardivement. "Lorsqu’on a passé le match de barrage, assez facilement, on s’est dit qu’on pouvait remporter la victoire finale, ce qu’on a fini par faire !"


© JPR Photography

La récompense pour cette victoire ? Une médaille, une coupe et… c’est tout. Le sport n’étant que peu connu et pas encore professionnel, les filles jouent principalement pour le plaisir et paient même les voyages à leur frais. "Pour cette Coupe du monde des clubs, nous sommes parties en Tchéquie avec nos moyens. Pareil pour la coupe d’Europe que nous avions disputée il y a quelques années. Pour le championnat du monde, pas des clubs, mais national cette fois, on pourra avoir un peu d’aides".

Car oui, nos Belges ne s’arrêtent pas là: en 2024, la Coupe du monde pour équipes nationales aura (normalement, cela reste à confirmer) lieu en Corée du Sud. Championnes d’Europe en titre, Championnes du monde des clubs cette année, il ne reste plus qu’à décrocher le titre suprême. En 2019, les filles avaient terminé quatrième. On y croit !


 

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