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Etienne Daho revient après une période difficile : "C'était vraiment très grave !"

 
 

Le nouvel album d'Etienne Daho, "Les chansons de l'innocence retrouvée" sort ce lundi et pour le chanteur, c'est comme une renaissance après les sérieux ennuis de santé qui l'ont affecté.

Six ans après "L'invitation", Etienne Daho publie lundi "Les chansons de l'innocence retrouvée", un album littéraire et cinématographique, riche et touchant. Pour le chanteur et ses fans, ce retour était très attendu puisque sa tournée et la sortie de son album ont été repoussées cet été suite à la péritonite dont il a dû être opéré d'urgence. Il a confié avoir failli mourir : " Je vais très bien, beaucoup mieux. J'ai repris du poil de la bête, mais c'était vraiment très grave. Du coup, c'était beaucoup plus prudent de reporter la tournée (à l'automne 2014, NDLR). Je ne suis pas encore 'réparé'" déclare-t-il dans une interview à l'AFP.

Pour le chanteur de 57 ans, cet album arrive à un moment clé de sa vie : "j'étais arrivé à un moment de mon existence où j'avais l'impression d'être juste dans chaque secteur de ma vie : ma vie professionnelle, ma vie amoureuse, ma vie amicale, ma place au milieu du monde. Tout me paraissait complètement parfait, pour une fois. J'en ai profité" explique-t-il encore.

Dans "Les chansons de l'innocence retrouvée", Daho se livre moins et s'adresse surtout "aux autres" : "c'est un album pour les autres, qui regarde les autres. Il parle de tous les 'outcasts', de gens qui ont souffert, qui ont du mal, qui ont perdu, en fait. J'avais envie d'être cette voix-là. Avec 'L'invitation', je crois que je suis allé au bout de ce que j'avais à dire sur moi. Pour l'instant" ajoute-t-il.

Depuis longtemps, Etienne Daho fait partie des maîtres de la chanson française et des références, notamment auprès des jeunes artistes ce qui lui fait plutôt plaisir : "c'est génial. C'est tellement mignon, tellement inattendu" déclare-t-il. Mais il la connait cette situation puisqu'il y a quelques années, lorsqu'il a débuté dans la chanson, il avait aussi ses modèles : "A l'époque, je retrouvais Françoise Hardy et Jacques Dutronc, Jane Birkin et Gainsbourg. Je suis très vite devenu assez proche, en tout cas ils m'ont donné la sensation que j'étais proche, qu'ils m'acceptaient dans leur famille. Je me souviens d'avoir passé un Noël chez Françoise et Jacques et un nombre incalculable d'après-midi et de soirées chez Gainsbourg. C'était important pour moi, comme un adoubement" termine-t-il.




 

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