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Encore une: le Paris Saint-Germain est une nouvelle fois secoué par une affaire de corruption

Encore une: le Paris Saint-Germain est une nouvelle fois secoué par une affaire de corruption
 
 

Trois hommes, dont deux anciens policiers, ont été placés en garde à vue lundi dans une enquête ouverte notamment pour corruption et trafic d'influence, a indiqué mardi le parquet de Paris, confirmant une information du Journal du Dimanche et du Parisien.

L'un d'eux a été en fonction dans les services de renseignement (à la DCRI, devenue DGSI) puis engagé en 2018 comme référent-supporters au Paris Saint-Germain, selon ces médias et une source proche du dossier. Le troisième homme serait un "lobbyiste".

La gifle de Neymar au coeur de l'affaire

Selon le Parisien, le trio aurait joué de ses relations pour transmettre à des institutions, dont le club de football, des informations sensibles et confidentielles.
Les deux policiers entendus auraient consulté des fichiers de police "pour obtenir des renseignements d'ordre privé comme des noms, des adresses et des numéros de téléphone" ou des antécédents judiciaires qu'ils auraient ensuite "monnayés".

Il faut remonter au 27 avril 2019, lorsque Neymar, tout juste battu par Rennes en finale de la Coupe de France, assène une gifle à un spectateur rennais, sans être condamné a posteriori. Le PSG aurait-il voulu contrôler les conséquences de ce geste au point de franchir les limites du légal ? C’est en tout cas l’une des très nombreuses questions qui agitent la justice dans le cadre d’une enquête tentaculaire ouverte le 27 juillet 2021. Le Parisien révèle qu'à cette époque-là, le PSG aurait bénéficié de certaines informations sur des procédures judiciaires, notamment concernant l'histoire de la gifle.

Sollicité par l'AFP, le PSG n'a pas souhaité faire de commentaires dans l'immédiat. L'enquête a été ouverte le 27 juillet 2021 pour violation du secret professionnel, trafic d'influence, corruption, faux et usage de faux, aide à l'entrée et au séjour irrégulier en bande organisée, détournement de finalité d'un fichier de données, compromission du secret de la défense nationale et prise illégale d'intérêts, a précisé le parquet.

Elle aurait été ouverte sur la base d'informations découvertes au cours d'une autre enquête, celle visant le journaliste Alex Jordanov, auteur d'un livre dévoilant certaines méthodes de recrutement et de gestion des sources au sein de la Direction générale de la sécurité intérieure. Il est mis en examen depuis juin pour divulgation du secret défense.

L'ancien policier parti ensuite au PSG est lui aussi mis en examen pour des infractions d'atteinte au secret de la Défense nationale.


 

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