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Alertes à la bombe dans les écoles: le suspect arrêté au Maroc a avoué les faits

Selon nos informations, un homme suspecté d'être l'auteur des alertes à la bombe dans les écoles a été identifié et arrêté au Maroc. L'individu exigeait une rançon et promettait un “Noël sanguinaire” s’il ne la percevait pas. Nos confrères de Sudinfo se sont procurés l'email envoyé par cet homme aux 27 écoles concernées. Dans ce message, il exige "10 millions d'euros" à verser sur un compte "en échange de donner l'emplacement des bombes". L'homme se présente également comme un "jihadiste". 

Selon le parquet de Bruxelles, l'homme arrêté a avoué les faits, a-t-on appris ce mardi midi.

Ce que l'on sait du suspect

Il est de nationalité marocaine et a été rapidement identifié par les forces marocaines et belges. L'homme a reconnu être l'auteur de l'email de menaces précisant qu'il y aurait des explosifs placés dans différentes écoles bruxelloises et du Brabant-Wallon. Aucune trace d'explosifs n'a été trouvée après les vérifications de la police belge.

Le Marocain est toujours entre les mains de la police marocaine. Il est en ce moment toujours interrogé sur place et on ignore à ce stade de l'enquête s'il sera transféré en Belgique, nous informe Sébastien Rosenfeld ce midi pour le RTL fino 13h. Ses éventuels complices et ses motivations ne sont pas encore connus. 

"La police marocaine a déjà auditionné cette personne", a indiqué Willemien Baert, la porte-parole du parquet de Bruxelles. "Il est en aveu (…) Son motif n'est pas encore très clair. Des premiers éléments indiquent que son motif n'était pas terroriste mais l'enquête est toujours en cours." 

L'homme risque jusqu'à deux ans de prison ferme pour ses fausses alertes.  
 

Ce qui s'est passé ce lundi

Une trentaine d'établissements scolaires sont restés fermés lundi à Bruxelles et dans la province du Brabant wallon, par mesure de précaution, après des alertes à la bombe qui ont obligé la police à ratisser les lieux.

Environ 10.000 élèves ont été concernés par ces fermetures, selon une estimation du réseau d'écoles publiques Wallonie-Bruxelles Enseignement. "Tous les sites ont été vérifiés par les autorités. Nous sommes à présent en mesure d'annoncer la réouverture de tous nos établissements dès ce mardi 28 novembre", a dit le réseau en fin de journée.

Selon Julien Nicaise, son administrateur général, plusieurs chefs d'établissement ont déclaré dimanche soir avoir reçu un mail de menaces, évoquant de possibles explosions dans leurs écoles, faute d'avoir payé une rançon.

Une enquête a été ouverte et confiée à la police judiciaire fédérale (PJF) de Bruxelles. 

La ministre de l'Éducation Caroline Désir a mandaté un cabinet d'avocats pour se constituer partie civile et appuyer les plaintes déposées par les pouvoirs organisateurs concernés par la vague d'alertes à la bombe. Wallonie-Bruxelles Enseignement en fera de même.


 

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Commentaires

8 commentaires

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  • le Maroc n'extrade pas ses ressortissants ,. Si il a la " double " nationalité , c'est celle du Maroc qui prime ! Il faut soit supprimer sa nationalité belge , ce qui est très difficile voire impossible ,soit supprimer cette absurdité de double nationalité pour tous les binationaux et qui leur permet de commettre un délit dans un pays et de se cacher dans l'autre sans risquer d'etre extradé !

  • Vos prison ses le club med par rapport a se qu'il l'attends au prison Marocaine. Il en re sortira pas sans séquelles si il sort un jour.

  • il faut l'extrader et le mettre au chaud dans nos prisons 5 ans au moins , l'instruction n'a pas encore passé certaine frontières

    André Geenens
     Répondre
  • Nul doute que cet individu va faire des émules. Le Maroc ne va pas l'extrader pour qu'il soit jugé en Belgique.

    roger rabbit
     Répondre
  • Au Maroc, peine de mort !

    J B
     Répondre
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