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Dès les premiers rayons de soleil, les glaces redeviennent un incontournable des journées chaudes. Et malgré des prix en hausse, beaucoup de clients continuent de se faire plaisir sans trop regarder à la dépense. Dans la glacerie de David Robert, une cliente confie : « Moi j’aime bien vivre, du coup je me fais plaisir et franchement non je ne regarde pas au prix de la boule de glace. » D’autres mettent davantage l’accent sur le rapport qualité-prix : « Ça va, c’est bien servi, c’est bon, ça dépend d’une qualité, ici ça va, c’est bien. » Pour certains consommateurs, la glace reste donc un petit luxe acceptable, même si les tarifs ne sont plus ceux d’avant l’inflation.
Mais la hausse des prix commence à se faire sentir. Chez David Robert, artisan glacier, la boule a augmenté de 20 centimes il y a deux ans et coûte désormais 2,90 euros. Cette saison, le choix a été fait de ne pas toucher aux tarifs. « Je trouve que ça devient cher. Ça devient cher pour une glace par rapport à avant. On va dire par rapport à avant le Covid, avant l’inflation… 3 euros pour une boule de glace, je trouve que c’est la grande limite. »
Pour les artisans, cette retenue sur les prix n’efface pas la hausse des coûts. Aux matières premières s’ajoute une facture énergétique particulièrement lourde. David Robert explique avoir « fait des efforts sur les congélateurs qui consomment moins d’énergie. Une nouvelle turbine qui consomme moins d’énergie. Mais on est à près de 3 000 euros d’électricité d’acompte par mois. » Autrement dit, même en investissant dans du matériel moins énergivore, la pression reste importante sur les marges.
Dans une autre enseigne, le constat est similaire : le prix n’a pas augmenté cette année non plus, même si la boule y atteint 3,80 euros. L’objectif est de préserver un bénéfice sans répercuter immédiatement chaque hausse sur le client. Georges Doutrelepont, artisan glacier lui aussi, résume : « Par exemple, les noisettes pour la glace pralinée, les pistaches. Ce sont des glaces qui sont plus chères, mais qui sont au même prix chez nous. Je vais dire que c’est un assortiment global. » Certains parfums coûtent donc davantage à produire, sans être vendus plus cher que les autres.
La prudence reste de mise pour la suite de la saison. Les professionnels surveillent l’évolution du prix des matières premières, mais aussi celle du transport, affecté par les tensions au Moyen-Orient. L’impact reste à ce stade difficile à chiffrer. « On est encore dans cette zone un peu floue. Ça va dépendre des produits. Si un produit était malheureusement hors stock, on a dû le recommander avec des coûts de transport plus élevés », regrette Christophe Collet, directeur commercial d’une entreprise de fournitures pour boulangerie, pâtisserie et horeca.
Le véritable bilan sera tiré en fin de saison, avant de décider si une nouvelle hausse devra être envisagée l’année prochaine.
























