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Depuis le début des frappes en Iran et le blocage du détroit d’Ormuz, le prix du gaz a bondi de 45 %. Une augmentation qui ravive le spectre d’une explosion des factures pour les ménages belges. Interrogé sur ce risque, Mathieu Bihet appelle toutefois à relativiser : « Il y a clairement une tension sur les marchés, mais on est loin des pics de 2022 ».
Le ministre rappelle qu’au plus fort de la crise énergétique liée à la guerre en Ukraine, les prix avaient atteint jusqu’à 300 euros le mégawattheure. Aujourd’hui, ils oscillent autour de 50 à 60 euros, soit des niveaux « cinq à six fois inférieurs ».
Une vigilance de mise pour les consommateurs
Si la situation est moins alarmante qu’il y a quatre ans, le ministre insiste sur la nécessité de rester prudent face à l’évolution des marchés. La hausse actuelle pourrait, à terme, se répercuter sur les factures, même si aucun scénario de flambée comparable à 2022 n’est envisagé à ce stade.
Un conseil européen jugé décevant
Dans ce contexte, Mathieu Bihet participait hier à un conseil européen de l’énergie censé apporter des réponses face aux tensions actuelles. Mais le ministre s’est montré critique : « J‘ai été très déçu », a-t-il confié, regrettant l’absence de mesures concrètes proposées par la Commission européenne.
Comme d’autres ministres européens, il attend désormais des décisions lors du sommet des chefs d’État et de gouvernement prévu jeudi.
























