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Interrogé par Martin Buxant sur l’autonomie énergétique de la Belgique, notamment en cas de blocage du détroit d’Ormuz, Mathieu Bihet a livré une estimation bien en deçà des chiffres évoqués habituellement, qui avoisinent les 75 %. « Sur le gaz, on est aux alentours de 25 %, donc c’est beaucoup plus bas », a-t-il expliqué, précisant que le pays se trouve actuellement en sortie d’hiver.
Le ministre a également pointé une contrainte structurelle : « à cause de contraintes géologiques de la Belgique, on ne sait pas stocker du gaz comme on veut dans le pays. Le stock est donc assez petit ».
« Ça se compte en jours »
Relancé sur la capacité du pays à tenir en cas de rupture d’approvisionnement, le constat est sans détour. « On ne tient pas des masses, ça se compte en jours », a-t-il reconnu. Une déclaration qui contraste avec les estimations parfois avancées de plusieurs semaines, voire plusieurs mois d’autonomie.
Un approvisionnement jugé sécurisé
Malgré ce niveau de stock limité, le ministre de l’Énergie a tenu à rassurer. « On a une très grande quantité de gaz liquéfié et naturel qui rentre en Belgique, donc il ne faut pas se tracasser de ce côté-là », a-t-il affirmé.
Il insiste : « À ce stade-ci, il n’y a pas d’inquiétude ». Mathieu Bihet a également rappelé que la Belgique joue un rôle de « plaque tournante » dans le réseau énergétique européen.
Quid des réserves de pétrole ?
Concernant le pétrole, la situation est différente. « Nous avons plusieurs sites de stockage en Belgique, et nous avons une marge de 90 jours, comme le veut la norme européenne », a indiqué Mathieu Bihet.
La Belgique impose en effet de disposer de réserves stratégiques équivalentes à au moins 90 jours d’importations nettes de l’année précédente. « Nous avons donc des produits raffinés ou pas, de différentes natures, qui sont stockés un peu partout dans le pays ». Le ministre conclut : « Il ne faut pas se tracasser du tout sur le pétrole ».























