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Et si, cette année, Saint-Nicolas et le Père Noël passaient eux aussi à la seconde main ? Moins chers, plus écologiques et parfois même plus solides que les produits récents, les jouets d’occasion se font progressivement une place sous le sapin. Dans les rayons des Petits Riens à Wavre, où notre journaliste Charlotte Simonart s’est rendue, la haute saison a déjà commencé. Jeux de société, livres, Playmobil, poupées… Les jouets reçus par le magasin sont triés, nettoyés et reconditionnés avant de retrouver les rayons.
« C’est vraiment le rayon clé, là maintenant, qui va démarrer et qui a déjà bien débuté aussi », explique Stéphanie De Moffarts, responsable du magasin. L’objectif : proposer « un énorme choix pour les petits et les grands enfants » à l’approche de Saint-Nicolas et de Noël.
Plus d’un parent sur deux prêt à franchir le pas
Longtemps, offrir un cadeau déjà utilisé pouvait sembler difficilement envisageable. Mais les mentalités évoluent. Désormais, plus d’un parent sur deux se dit favorable à ce que Saint-Nicolas apporte des cadeaux reconditionnés à ses enfants. Ils sont deux fois plus nombreux qu’il y a dix ans.
Le prix joue évidemment un rôle important. Un jeu de société acheté 5 euros en seconde main peut par exemple coûter quatre fois moins cher que dans le commerce. Mais l’argument environnemental pèse également dans la balance.
« C’est clairement une tendance avec une conscience environnementale, mais aussi, surtout, économique parce que la seconde main, c’est moins cher », constate Franck Kerckhof, porte-parole de la Fédération RESSOURCES, qui représente les entreprises sociales et circulaires actives dans la réutilisation des biens et des matières.
Certains jouets plus anciens ont même d’autres arguments à faire valoir. « On prend les exemples des jouets en bois, des anciens jouets qui sont souvent parfois plus solides, qui sont vintage, mais qui ont une durée de vie beaucoup plus longue », poursuit-il.
Un rayon qui ne cesse de grandir
Face à cet intérêt, certaines enseignes ont adapté leur offre. Il y a cinq ans, le magasin de jouets Les Idées Bleues décidait ainsi de consacrer un petit espace à la seconde main. « À la base, c’était un tout petit rayon qui était vraiment tout au fond du magasin et on voyait que les clients faisaient l’effort d’aller jusque dans ce petit rayon pour voir ce qu’il y avait », raconte Adélie Mertens, responsable Seconde vie.
Une formule qui permet aussi aux parents de relativiser l’intérêt d’acheter systématiquement neuf, surtout lorsque les enfants se lassent rapidement de leurs jouets. « Il y joue un certain temps et puis ça tombe vite un peu sur le côté. Donc, on se dit parfois que ça ne sert à rien d’acheter un jouet neuf qui va être très cher et qu’on ne va pas garder très longtemps », témoigne un père rencontré dans le magasin.
Et les chiffres confirment l’ampleur prise par le phénomène : l’an dernier, 200 tonnes de jouets ont retrouvé une nouvelle vie, soit deux fois plus qu’en 2023.
























