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Guerre entre Israël et le Hamas: que sait-on sur les otages une semaine après la flambée de violences?

Israël a pressé les Palestiniens d'évacuer rapidement le nord de la bande de Gaza avant une nouvelle offensive militaire, une semaine après l'attaque sanglante et sans précédent lancée par le mouvement islamiste palestinien Hamas. Au huitième jour de la guerre qui a déjà fait des milliers de morts, Israël a annoncé la mort de deux chefs militaires du Hamas. 

Environ 120 Israéliens, étrangers et binationaux ont été pris en otage par le Hamas le 7 octobre, selon le gouvernement israélien. Voici ce que l'on sait de leur situation et des efforts en cours pour leur libération.

Quelles sont les preuves de vie?

Après une semaine de flou, le temps de recenser les corps retrouvés sur les lieux des attaques du mouvement islamiste palestinien, le gouvernement a recensé 120 otages, civils et soldats et estiment que le nombre total pourrait être de 150, sans savoir si ces personnes sont vivantes ou mortes. 

Parmi ces otages se trouvent des soldats israéliens, des femmes, des enfants, des personnes âgées, des travailleurs étrangers et des binationaux. 

Les preuves d'enlèvement viennent soit d'images tournées et diffusées par le Hamas au moment des rapts le 7 octobre, soit ultérieurement. Les téléphones d'Israéliens ont également borné en territoire palestinien. 

Selon le Hamas, qui a menacé d'exécution en cas de frappes sur des civils, 22 otages sont déjà morts dans des bombardements israéliens, sans que ce nombre ne soit vérifiable. 

Comment Israël opère?

Un référent à cette crise a été désigné dès lundi, Gal Hirsch, un général déchu embourbé dans une affaire de corruption, dont la nomination a été décriée par plusieurs commentateurs.

Un négociateur du FBI est également sur place, alors que plusieurs citoyens américains se trouvent parmi les otages.

Sur le terrain, une première incursion terrestre israélienne dans Gaza "à la recherche de preuves permettant la localisation d'otages", vivants ou morts, a été menée dans la nuit de vendredi à samedi.

Une unité d'élite de l'armée israéliennes est considérée comme la plus à même d'intervenir pour un scénario d'extraction: la Sayeret Matkal, unité d'élite du renseignement chargée entre autres du sauvetage d'otages hors frontières.

La difficulté principale reste, en plein chaos des bombardements, de localiser ces otages, sachant que le Hamas est connu pour fonctionner en un système de sous-cellules très décentralisées. 

L'un des négociateurs pour la libération du soldat israélien Gilad Shalit en 2011, Gershon Baskin, a estimé qu'il fallait "garantir l'amnésie et un passage vers la Cisjordanie à tout combattant du Hamas qui remettrait un otage à la frontière". 

Y-a-t-il des canaux de discussions internationaux?

Aucun canal officiel n'a été rendu public à ce stade. 

Outre une probable médiation égyptienne, le négociateur historique entre Israël et le Hamas, le président turc, Recep Tayyip Erdogan, et le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) affirment discuter avec le mouvement islamiste palestinien.

"En tant qu'intermédiaire neutre, nous sommes prêts à effectuer des visites humanitaires, à faciliter la communication entre les otages et les membres de leur famille, et à faciliter toute éventuelle libération", a indiqué le directeur régional du CICR pour la région Proche et Moyen-Orient.
 

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