Accueil Actu

Vision stratégique pour le rail - "Assurer la pérennité des chemins de fer et remettre de l'ordre dans la boutique"

(Belga) La ministre fédérale de la Mobilité, Jacqueline Galant, a détaillé mercredi à la Chambre le contenu de sa vision stratégique pour le rail, adoptée vendredi dernier par le gouvernement. Cette vision stratégique doit permettre "d'assurer la pérennité des chemins de fer" et de "remettre de l'ordre dans la boutique", a déclaré la ministre devant les membres de la commission Infrastructure.

Cette vision stratégique 2015-2019, qui doit "placer les chemins de fer belges sur la route de la modernité au cœur même de l'intermodalité", tourne autour de trois axes, a rappelé Mme Galant: le client, le personnel des chemins de fer et le contribuable. Le document prévoit notamment une augmentation de 160.000 places assises dans les trains d'ici 2030, une amélioration de la ponctualité et de la vitesse commerciale ou l'installation de connexions wi-fi dans les trains, avec comme "fil rouge", le "renforcement de la sécurité" et ce, dans un contexte budgétaire étriqué. Plusieurs mesures allant de la standardisation du matériel roulant à une flexibilité accrue, en passant par une meilleure informatisation, devront en outre permettre une augmentation de la productivité du rail de 4% par an pendant cinq ans. S'agissant du personnel, la ministre a évoqué la création d'une "académie du rail" et dit souhaiter que "le cheminot soit le moteur du changement". Partant du constat que le rail coûte chaque année 453 euros au contribuable, Mme Galant a résolument plaidé pour "une utilisation efficace et rigoureuse" de l'argent public. Cela doit passer, selon la ministre, par "une analyse systématique coûts-bénéfices" des investissements, une remise à plat du plan pluriannuel d'investissements (PPI) 2013-2025 et son remplacement par un nouveau plan 2015-2019, ainsi que par une rationalisation des filiales de la SNCB. Dans l'opposition, plusieurs députés ont évoqué une vision stratégique "vague" qui s'apparente davantage à une "communication stratégique". Pour le PS, Laurent Devin a dénoncé un plan visant à masquer les économies imposées par le gouvernement et a reproché à la ministre d'être "sur le point de déclencher une guerre ferroviaire". De son côté, Marcel Cheron (Ecolo-Groen) n'a pas caché sa "déception", voire sa "désillusion". "Cette vision est un plan de communication et de justification a posteriori des économies budgétaires", a-t-il regretté. (Belga)

À la une

Sélectionné pour vous