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Le préfet de police de Paris, Michel Gaudin, a décidé d'étendre au Grand Paris l'action d'un service spécialisé pour retrouver les personnes condamnées et laissées libres, mais qui ont disparu dans la nature, a annoncé samedi la préfecture, confirmant une information du Figaro.
Composé d'une cinquantaine de fonctionnaires, ce service d'exécution des décisions de justice (SEDJ) de la police judiciaire (PJ) a vu sa compétence sur Paris étendue récemment aux trois départements limitrophes (Hauts-de-Seine, Val-de-Marne et Seine-Saint-Denis). Le "9-3" représente le plus gros vivier de délinquants au plan national après Paris.
En 2009, le SEDJ a été saisi de 3.500 affaires et son action a débouché sur l'arrestation d'un millier de délinquants condamnés. Pour 2.500 autres cas, les délinquants avaient soit déménagé, soit leurs dossiers avaient été renvoyés dans d'autres juridictions, ou bien ils étaient déjà en prison.
"Nous arrêtons en moyenne trois personnes par jour et le rythme va inévitablement s'accélérer après la réforme", a déclaré dans Le Figaro Jean-Jacques Herlem, directeur adjoint à la PJ parisienne.
Le préfet de police a aussi fait effectuer des recherches sur le nombre de personnes ayant commis 50 délits et plus à Paris intra-muros et 1.000 délinquants ont été identifiés. Parmi eux, 69 sont considérés comme dangereux et étaient en liberté au moment du comptage.
