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Sade, la divine !

Dans sa tenue noir et moulante, les cheveux plaqués, elle apparaît enfin. Sade a fait patienter pendant plus d’une heure le sportpaleis d’Anvers. L’élégance de la diva et sa voix suave vont très vite ranger au second plan ces considérations temporelles.

L’heure est plutôt à la contemplation de cette chanteuse féline qui se promène sur la grande scène  entre  ses musiciens, des dandys de l’orchestration. 
«  Your Love is king » appuyé par le  langoureux saxophone de Stuart Matthewman  installe très vite  une ambiance sensuelle et chaude. Plus  émouvant encore,  « Jezebel »  que Sade  chante sur le bord de la scène à quelques mètres de sa maman qui est venu à Anvers pour l’occasion.  
Tous les standards y passent, « Smooth operator », « No ordinary love », « Is it a crime ». Chaque morceau est  un instant de grâce figé dans  un décor épuré et très travaillé à la fois.  Les rideaux et les lumières évoquent d’abord  New York  et ses salles de music-hall aux néons rouges qui grésillent. 
Un  voile blanc et très fin descend ensuite pour  séparer  la chanteuse  du public. Sade a choisi d’y  étaler son talent immaculé pendant que d’anciennes images défilent sur un écran géant. On y voit la chanteuse et les membres de son groupe au temps des premiers succès.
25 années sont passées mais les tubes comme la chanteuse n’ont pas pris une ride. A 51 ans , Sade   est une femme qui attire tous les regards.  L’ancienne styliste a  encore et toujours le goût de la mode, elle se changera plusieurs fois pour terminer dans  une robe blanche et fendue qui laissera découvrir ses jambes.  
Généreuse et douce, Sade a envouté le public pendant plus de deux heures. Un moment magique, presque poétique. Inoubliable. 
Adel Lassouli 

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