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Georges-Louis Bouchez prévient : « Si les États-Unis devaient mettre la main sur le Groenland, nous serions dans une rupture »

Par RTL info
Georges-Louis Bouchez était l’invité de Face à Buxant ce dimanche. Il s’est exprimé sur la politique internationale et plus spécifiquement sur les États-Unis, « notre meilleur allié », et sur Donald Trump dont il se défend cependant d’être un soutien inconditionnel, notamment s’il franchit une ligne rouge en annexant le Groenland.

« Si les États-Unis devaient mettre la main sur le Groenland, nous serions dans une rupture en termes d’amitié et plus généralement une rupture au sein de l’Otan », affirme le président MR.

Selon lui, « pour que l’Europe puisse défendre le Groenland et l’ensemble de ses intérêts », elle « devrait être plus forte sur le plan de sa souveraineté. » En effet, il estime que « l’Europe devrait arrêter de compter sur les autres pour notre avenir. Nous sommes dépendants des États-Unis pour notre défense, des pays arabes et de la Russie pour l’énergie et de la Chine pour l’industrie. Ça doit cesser. »

Pour y parvenir, Georges-Louis Bouchez donne quelques pistes, comme « remettre des industries dans notre pays, se rééquiper militairement, faire du nucléaire et plus de nucléaire. »

Cela ne veut cependant pas dire qu’il rejette les États-Unis, qui sont toujours selon lui « nos meilleurs alliés à travers le monde ». « Ce sont qui nos meilleurs alliés ? Les Russes ? Les Chinois ? Vous pensez vraiment que nous partageons les mêmes valeurs ? », a-t-il insisté.

Ce n’est pas parce que l’on dit qu’un monde sans Maduro est un monde meilleur qu’automatiquement j’ai acheté ma casquette rouge MAGA
Georges-Louis Bouchez, président du MR

Concernant l’attaque américaine sur le Venezuela et l’enlèvement du président Maduro, alors que beaucoup d’experts estiment que le droit international a été bafoué, le président du MR a une autre grille de lecture. « Il y a un élément en droit international qui n’a pas été dit. Pour se défendre de sa souveraineté, il faut être reconnu dans l’ordre constitutionnel interne. Ça veut dire qu’on doit être un pouvoir intérieur légitime. Or, lors des dernières élections organisées au Venezuela, c’est l’opposition qui a gagné », explique-t-il. Dès lors, « si l’opposition a demandé le support d’un État étranger pour garantir la sécurité », l’action américaine « est tout à fait défendable en droit international », a-t-il argumenté.

Il a enfin tenu à rappeler que s’il défend ce point, il ne défend pas l’entièreté de l’action de Donald Trump. « Je n’accepte pas et je ne soutiens pas les outrances du président des États-Unis. Ce n’est pas parce que l’on dit qu’un monde sans Maduro est un monde meilleur qu’automatiquement j’ai acheté ma casquette rouge MAGA et que j’ai pris ma carte chez les Républicains. »

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