L'idylle entre un braqueur preneur d'otages et sa gardienne de prison se termine par une victime étouffée et étranglée à Hannut

L'idylle entre un braqueur preneur d'otages et sa gardienne de prison se termine par une victime étouffée et étranglée à Hannut

La cour d'assises de Liège entamera mercredi à 14h00 par la constitution du jury pour le procès de Stéphane Médot (40 ans) et Sabrina Joannes (42 ans), tous deux accusés d'avoir commis un vol avec circonstance aggravante de meurtre. La victime, Chantal Humblet (53 ans), avait été étouffée et étranglée.

Les faits reprochés aux deux accusés s'étaient déroulés à Lens-Saint-Rémy le 31 mai 2016. Le corps de Chantal Humblet, une pédicure, avait été découvert le soir des faits. La victime avait été ligotée et était décédée à la suite d'un processus d'asphyxie et de manœuvres de strangulation.

L'enquête avait rapidement conduit à l'implication de Stéphane Médot, repéré notamment le soir des faits à proximité de l'endroit pas les caméras de surveillance d'une entreprise locale. Stéphane Médot, un Hutois sorti de prison en août 2013 après avoir purgé une importante condamnation pour des braquages avec prises d'otages, figurait parmi les clients récents de la pédicure.

Les investigations avaient aussi permis de confondre Sabrina Joannes, une habitante de Landen et ancienne gardienne de prison. Elle avait fait la connaissance de Stéphane Médot à la prison de Huy et avait ensuite entamé une liaison avec lui. Sabrina Joannes, qui avait mis Chantal Humblet et Stéphane Médot en contact, avait aussi été impliquée dans les faits.

Plusieurs versions des faits ont été exposées durant l'enquête par les deux accusés. Stéphane Médot avait reconnu qu'il s'était présenté comme client et qu'il avait usé d'un stratagème dans le cadre d'une rencontre sentimentale pour approcher la victime. Son but était de voler la voiture de Chantal Humblet, une Audi Q5, pour le compte d'un commanditaire bruxellois.

Stéphane Médot avait contesté l'intention de tuer. Il s'était rendu chez la victime équipé d'une arme et de colliers Colson. La victime avait été étranglée à l'aide d'une ceinture et étouffée à l'aide de mouchoirs placés dans la bouche. L'accusé a soutenu qu'il avait été dépassé lorsque la victime s'est débattue.

Sabrina Joannes a reconnu qu'elle avait véhiculé Stéphane Médot vers le lieu des faits et qu'elle avait indiqué l'emplacement de la maison de la victime. Elle a nié avoir participé à la scène fatale à la victime, même si son ADM a été retrouvé sur un collier Colson utilisé pour ligoter la victime.

Stéphane Médot et Sabrina Joannes sont accusés de vol avec la circonstance aggravante qu'un meurtre a été commis. Stéphane Médot, en état de récidive légale, est également accusé du port illégal d'une arme Smith&Wesson 6.35. L'avocat général Pascale Schils soutiendra l'accusation lors du procès.

Stéphane Médot sera défendu par Me Sandra Berbuto et Me Mathieu Simonis. Sabrina Joannes sera défendue par Me Maxim Töller et Me Renaud Molders-Pierre. Me Alexandre Wilmotte et Me Jean-Philippe Mayence défendront les intérêts des parties civiles.

Le procès présidé par Catherine Urbain devrait durer 10 jours. La première audience sera consacrée mercredi à 14h00 par la constitution du jury. Les débats au fond s'ouvriront le lundi 28 janvier à 9h00 par la lecture de l'acte d'accusation.

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