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La mère d'un membre de 'Sharia4Belgium' interrompt le procès pour insulter Belkacem: "Je lui souhaite l'enfer"

 
 

Début du procès aujourd’hui de 'Sharia4Belgium' devant le tribunal correctionnel d'Anvers. Le ministère public a détaillé le rôle joué par les 46 prévenus. Fouad Belkacem en était l'incontestable n°1, le fondateur, le porte-parole. La mère de Brian de Mulder (21 ans), l’un des prévenus, a interrompu le procès aujourd’hui pour dire tout le mal qu’elle pensait de Fouad Belkacem.

Le procès pour terrorisme du groupuscule ‘Sharia4Belgium’ s'est ouvert lundi matin au tribunal correctionnel d'Anvers. Seuls huit d'entre eux sont présents sur 46, dont Fouad Belkacem (32 ans), son leader et porte-parole. La mère de Brian De Mulder (21 ans), l’un des prévenus dans l’affaire et qui fait défaut, était présente dans la salle. La mère de Brian de Mulder a interrompu le procès, s’est levée  et a invectivé le leader de "Sharia4Belgium". Elle l’a insulté et a dû être évacuée de la salle d’audience. "Je souhaite à Belkacem, monsieur Fouad Belkacem, l’enfer. C’est tout ce que je lui souhaite. Il a ruiné ma vie et ma famille", a-t-elle indiqué à la sortie de la salle.

L'incontestable numéro 1

Par ailleurs, après avoir éclairé le tribunal correctionnel d'Anvers sur l'idéologie, les objectifs et les activités de Sharia4Belgium, le ministère public a détaillé lundi le rôle joué par chacun des 46 prévenus au sein du groupuscule poursuivi pour terrorisme. Fouad Belkacem en était l'incontestable numéro 1, il en était le fondateur, le porte-parole, le prédicateur et la personne de contact pour les groupes étrangers similaires.

"Un père spirituel"

Fouad Belkacem avait une fonction de leader dans chaque activité du groupe. Il en diffusait l'idéologie salafiste, recrutait les membres et s'occupait de leur endoctrinement. Les prévenus Jejoen Bontinck, Elias T. et Walid L. ont notamment raconté comment ils avaient été inspirés par sa manière de prêcher et déclaré qu'ils le considéraient comme un père spirituel. Il était également à la base des actions violentes. Il avait ainsi mobilisé par téléphone ses jeunes recrues afin qu'elles aillent attaquer le commissariat de Molenbeek (Bruxelles) après l'incident du niqab, le 31 mai 2012.

La carte de la provocation

Le ministère public considère qu'il a incité à la haine et à la violence et que les départs massifs vers la Syrie en sont le résultat.   D'autres prévenus ont décrit Fouad Belkacem comme le leader incontestable du groupuscule. Celui-ci avait reconnu lors de l'enquête qu'il avait fondé Sharia4Belgium, mais a nié toute violence ou entraînement au combat. Il considère les vidéos appelant au djihad comme de la pure théologie et de la simple provocation, et dément avoir enrôlé des personnes en vue de les envoyer en Syrie. Lors des auditions, Fouad Belkacem avait adopté un ton provocateur et injurié les enquêteurs. Bilal E.M. s'est par ailleurs présenté au tribunal, ce qui porte le total de prévenus physiquement présents à neuf.





 

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