En ce moment
 

"H, F, X? Et alors? ", une nouvelle campagne pour lutter contre la transphobie

(Belga) Si la législation en matière de transgenres a été largement améliorée au cours des dernières années, nombreuses sont ces personnes à toujours souffrir de discriminations. Pour lutter contre les préjugés, le ministre à l'Egalité des Chances, Kris Peeters, a lancé jeudi la campagne "H, F, X? Et alors? ". Dès aujourd'hui, de courtes capsules vidéos seront diffusées sur les réseaux sociaux et d'autres supports. Elles retracent la vie quotidienne de personnes transgenres. Teasing? Métro, boulot, dodo: leur vie est la même que celle des autres.

Un état des lieux réalisé par l'Institut pour l'égalité des femmes et des hommes 10 ans après une première étude similaire laisse entrevoir qu'être une personne transgenre aujourd'hui est bien différent que par le passé. En 2007, seuls 50% de ces personnes vivaient selon leur identité de genre ressentie, contre 70% de nos jours. L'âge du coming out arrive également bien plus tôt, vers 17 ans, alors qu'elles affirmaient publiquement leur identité vers la trentaine. L'adaptation de loi sur la transsexualité, effective depuis le 1er janvier 2018, a aussi donné un sacré coup de boost aux changements de prénom et de sexe à l'Etat civil: entre 1993 et 2017, 1.054 personnes l'avaient fait tandis que rien qu'entre le 1er janvier et la fin septembre 2018, près de 600 ont passé le cap. Une preuve, s'il en fallait, "que cette loi répondait à un réel besoin", estime Liesbet Stevens, la directrice adjointe de l'Institut pour l'égalité des femmes et des hommes, qui a collaboré à la campagne. Reste que si les avancées sont indéniables, de nombreuses personnes transgenres sont toujours confrontées régulièrement aux discriminations. Pour lutter efficacement contre les préjugés, le ministre Peeters a lancé jeudi une nouvelle campagne de sensibilisation "H, F, X? Et alors? ". Des capsules vidéos seront largement diffusées pour mettre fin au tabou. Elles renvoient également à un site internet reprenant plus d'informations sur les personnes transgenres et indiquant aux victimes de transphobie à qui elles peuvent s'adresser. (Belga)

Vos commentaires