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Barroso ne sanctionnera pas De Gucht pour ses propos sur le lobby juif

 
 

Le président de la Commission européenne José Manuel Barroso ne prendra pas de sanctions envers Karel De Gucht pour ses propos controversés sur le lobby juif américain la semaine dernière, malgré divers appels en ce sens.

"Sur base des réassurances apportées par Karel De Gucht auprès du président Barroso, le président considère l'incident comme clos", a déclaré mercredi un porte-parole de l'exécutif européen, Olivier Bailly. Interrogé sur la relance des négociations entre Israéliens et Palestiniens par la VRT-radio jeudi dernier, M. De Gucht avait notamment déclaré qu'il ne fallait pas sous-estimer "l'avis du juif moyen en dehors d'Israël", chez qui il existe "la croyance d'avoir raison". "Il n'est pas facile, même avec un juif modéré, d'avoir une conversation rationnelle" sur le sujet, avait-il ajouté, soulevant un tollé dans les milieux juifs.

Mauvaise interprétation

Le lendemain, face à la polémique naissante, le commissaire belge avait assuré n'avoir jamais eu "l'intention d'offenser la communauté juive ou de la stigmatiser", estimant que ses propos à la radio avaient été interprétés "dans un sens différent de celui que je leur avais donné". Dans les colonnes du Soir mercredi, le président du Comité de coordination des organisations juives de Belgique, Maurice Sosnowski, appelle le président Barroso à licencier "sur-le-champ" M. De Gucht pour des propos incitant, selon lui, à la haine. Mardi, le journal financier Wall Street Journal avait, dans un éditorial, lui aussi réclamé la révocation du commissaire européen belge.


 




 

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