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Crise gouvernementale: la N-VA s'estimera hors du gouvernement en cas de départ à Marrakech

  • Bart De Wever: "Nous n''avons jamais voulu cette crise"

  • Jan Jambon et Theo Francken à leur sortie du conseil des minsitres

 

Si Charles Michel persiste à vouloir partir dimanche à Marrakech pour approuver le pacte migratoire, "il atterrira en étant le Premier ministre de la coalition de Marrakech", a indiqué samedi le président de la N-VA Bart De Wever, répétant qu'il n'y avait pas de consensus sur cette question au sein de l'exécutif. Il indique par là qu'une telle hypothèse se ferait avec un gouvernement sans la N-VA. Pour autant, il se refuse à dire que les nationalistes démissionnent du gouvernement.

Theo Francken et le ministre de l'Intérieur Jan Jambon (N-VA) ont quitté le conseil des ministres après seulement quelques minutes. Ils ont annoncé dans la foulée une conférence de presse (en cours) au siège de la N-VA, rue royale à Bruxelles.

Seul Bart De Wever, chef du parti de la N-VA s'est exprimé lors de cette conférence de presse: "Je reste dans l'espoir qu'on va nous donner le compromis de l'abstention. Si on persiste dans l'erreur, cela va avoir des conséquences. (...) Ce gouvernement existe encore, mais dès le moment où le Premier ministre partira pour Marrakech, il partira comme Premier ministre de la coalition suédoise, mais il atterrira comme Premier ministre d’une coalition Marrakech", a-t-il dit, avant de poursuivre: "Nous n’avons jamais voulu cette crise. Le monde économique non plus, je le comprends. Vous comprenez bien que si on accepte cela, qu’on vous mette à l’écart et qu’on ne tienne pas compte de notre avis, alors on ne tiendra plus jamais compte de notre position. Si on peut décider dès maintenant à trois contre un dans ce gouvernement, on va faire ce type de décisions dans chaque dossier. Si on n’a plus de poids dans ce gouvernement, alors on n’en aura pas dans les volets sociaux-économiques aussi. Ça ne sert à rien de continuer."

De son côté, le Premier ministre, Charles Michel, se rendra bien à la conférence des Nations Unies au Maroc sur le Pacte migratoire, a-t-il annoncé à l'agence Belga à l'issue d'un conseil des ministres extraordinaire. Il a constaté qu'il n'y avait pas de consensus pour remettre en cause la décision de soutien au Pacte prise en septembre.


Suite à la demande de la N-VA de remettre en cause la décision de septembre qui exprime le soutien au Pacte pour des migrations ordonnées, sûres et régulières, un conseil des ministres a été convoqué samedi soir. Le Premier ministre a réitéré sa proposition de soutien au Pacte avec une explication de vote concertée avec d'autres pays européens. Le Premier ministre a constaté qu'il n'y avait pas de consensus pour remettre en cause la décision de soutien au Pacte. Il représentera donc le gouvernement à la Conférence des Nations Unies au Maroc.

"Très faible" chance de parvenir à un compromis sur le pacte migratoire, selon Jambon

Il n'y a qu'une "très faible" chance de voir le gouvernement fédéral parvenir à un accord sur le pacte migratoire, avait affirmé le vice-premier ministre N-VA Jan Jambon à son arrivée au conseil des ministres extraordinaire de ce samedi soir. Le sentiment du ministre de l'Intérieur se base sur les déclarations qui ont été faites préalablement, a-t-il brièvement précisé. Le vice-premier ministre CD&V, Kris Peeters, a lui souligné l'importance de la résolution demandant au gouvernement d'approuver le pacte. "Je ne vais pas m'asseoir sur une résolution adoptée par une majorité des deux tiers", a assuré M. Peeters. Cette résolution n'est pas un "chiffon de papier", a-t-il ajouté, en écho à la fameuse expression de Leo Tindemans reprise jeudi à la Chambre par Charles Michel.

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