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La N-VA nomme les responsables de son départ: ce n'est pas Charles Michel, ce sont les deux autres partis flamands

Interrogé par le journaliste politique Martin Buxant sur Bel RTL, l'ex-vice-premier ministre N-VA du gouvernement, l'ex-ministre de l'Intérieur Jan Jambon, a déclaré que Charles Michel avait "tout fait" pour sauver son gouvernement mais que les deux autres partis flamands de la majorité, le CD&V et l'Open VLD n'ont pas voulu. Jan Jambon a indiqué que la N-VA avait proposé non pas de refuser le Pacte des Migrations mais de s'abstenir de le signer à New York. En effet, chaque pays a le choix entre trois options par rapport au Pacte: oui, non, abstention. "Nous avons évolué du "NON" au Pacte à l'abstention au Pacte. Et nous demandions aux autres partis de s'abstenir (NDLR: donc, d'aller du "OUI" au Pacte à l'abstention au Pacte). Le Premier ministre a vraiment tout fait, tout fait, tout, pour garder le gouvernement mais ce sont les autres partis qui n'ont pas voulu sauver ce gouvernement. C'est regrettable, c'est tout à fait regrettable", a-t-il affirmé.

Martin Buxant a demandé à la N-VA si elle, comme les autres partis d'ailleurs, était déjà entrée dans des jeux électoraux en vue du scrutin fédéral de mai prochain. "Il y a des choses trop sérieuses pour faire des jeux", a répondu Jan Jambon. L'ancien ministre a assuré que son parti aurait une "attitude constructive" par rapport aux futurs dossiers du gouvernement. Le budget 2019, qui prévoit notamment des baisses d'impôt, a déjà été négocié en commission par la N-VA. Elle devrait donc l'accepter.


L'Open VLD joue l'apaisement

Le vice-premier ministre Open Vld Alexander De Croo ne veut pas d'une "guerre totale" avec la N-VA. Ce n'est pas parce que les 2 partis ne siègent plus dans le même gouvernement qu'ils doivent être à couteaux tirés, a-t-il dit à son arrivée au bureau du parti. Lundi matin, Theo Francken avait vivement réagi aux critiques formulées par Gwendolyn Rutten, la présidente des libéraux flamands, et Maggie De Block, brandissant la menace d'une "guerre totale". "Si elles veulent s'agiter ainsi jusqu'aux élections de mai, ce sera 'la guerre totale'. Pour moi, ce n'est pas un problème", avait-il affirmé. Mais au QG de l'Open Vld, le ton était plutôt à l'apaisement. "Nous avons bien collaboré avec la N-VA et réalisé énormément de choses positives. J'espère que nous pourrons appliquer nombre des décisions que nous avons prises. Ce n'est pas parce que nous ne sommes plus assis à la même table que nous devons être à couteaux tirés", a ainsi estimé Alexander De Croo.  

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