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Pression, CHANTAGE AU LOGEMENT: certains candidats dépassent clairement les limites lors de cette campagne électorale

COMMUNALES 2018

Enquête RTL info: en travaillant sur les élections communales, nous avons constaté certaines dérives. Hors caméra, hors micro évidemment, certains candidats n'hésitent pas à faire du chantage, à exercer des pressions. Explications.

On arpente les communes depuis quelques semaines pour BEL RTL, dans le cadre des élections. Et effectivement, hors micro mais au travers de nos reportages de terrain, certains habitants qu'on a l'occasion de rencontrer nous confient qu'ils subissent un certain nombre de pressions. Pour mettre l'affiche du candidat, par exemple socialiste, dans certaines communes.

Il y a également des pressions exercées sur des locataires de logements sociaux. Des militants leur disent qu'ils risquent de perdre leur logement social. C'est du chantage.

Parfois, des habitants nous disent avoir mis l'affiche du candidat parce qu'un membre de la famille travaille dans une administration communale et qu'ils ne veulent pas mettre en péril sa place.

Ce phénomène concerne peut-être tous les partis, toutes les régions. Mais le hasard fait que nous avons fait plusieurs reportages dans la région de Mons-Borinage, où plusieurs communes ont une majorité socialiste assez importante. Mais on avait déjà entendu ce genre de pression il y a 6 ans à Herstal. Et ce n'est pas le fait d'un parti, car parfois le PS lui-même en est victime.

Pourtant, pour les candidats ou les militants, les peines peuvent être très lourdes pour autant qu'une procédure judiciaire soit enclenchée. On ne peut pas influencer le vote, on ne peut pas menacer quelqu'un d'avoir des dommages par rapport à ses biens ou ses proches. Les peines encourues vont de 5 jours à 1 mois d'emprisonnement, de 50 à 500€ d'amende.

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