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90 secondes pour comprendre pourquoi, cette taxe kilométrique, ce sont les citoyens belges qui finiront par la payer

90 secondes pour comprendre pourquoi, cette taxe kilométrique, ce sont les citoyens belges qui finiront par la payer
Image d'illustration

Ce matin dans sa chronique 90 secondes pour comprendre sur Bel RTL, Frédéric Moray s'est penché sur l'impact de la taxe kilométrique en Wallonie. Au-delà des transporteurs routiers qui grognent ce lundi matin, et des agriculteurs qui les ont rejoints, il existe toute une série de secteurs qui seront directement concernés par cette taxe.

Cette redevance concerne directement les transporteurs routiers, mais en cascade, c’est toute une série de secteurs qui seront impactés.

C’est le bilan d’une étude commanditée par le Gouvernement wallon à des spécialistes de la mobilité de l’UCL. Ils donnent trois exemples non exhaustifs de secteurs directement concernés. Alors on voit déjà ce matin, les agriculteurs ont rejoint le mouvement de grogne des transporteurs. Et pour cause: un trajet représentatif de collecte de lait est, en moyenne, long de 625 km et se produit 320 fois par an. Dans le cas de l’entreprise étudiée, 680 millions de litres de lait sont ainsi collectés annuellement. Cela nécessite de parcourir quelques 7 millions et demi de km par an. Or ce sont les producteurs qui financent eux-mêmes ce transport. Un coût qui sera doublé avec la taxe kilométrique.


Autres secteurs épinglés par l’étude: les carriers et la collecte des déchets.

L’industrie wallonne des carrières utilisent aussi presque exclusivement la route. La mise en œuvre de la taxe entrainera une baisse de productivité des entreprises wallonnes de ce secteur qui se traduira, selon l’étude, par une baisse des emplois. Par ailleurs, les matériaux utilisés sur les chantiers wallons subiront une hausse du coût qui sera transférée vers le consommateur.

Au niveau de la collecte des déchets, une spécificité c’est que les acteurs privés de ce secteur parcourent plus de kilomètres à vide que les intercommunales, car elles desservent des zones plus éloignées. L’augmentation des coûts rendrait les sociétés publiques plus attractives. D’autres secteurs sont directement concernés : comme la distribution de combustibles et carburants, l’industrie sucrière, la production de pâtes à papier, etc.


Au final, l’étude démontre que ce sont les consommateurs qui paieront ces augmentations.

Selon l’étude, lorsque tous les concurrents font face aux mêmes conditions de transport, le surcoût induit par le prélèvement kilométrique sera intégralement répercuté vers le client. La hausse de prix que devra supporter le consommateur final dépendra donc in fine de la part que représente la marchandise dans le produit final.

La taxe kilométrique touchera donc les consommateurs en proportion de leurs dépenses, ce qui correspond à une répartition de la charge fiscale compatible avec une forme d'équité communément admise.

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