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Comment le service de déminage de l'armée intervient sur des alertes à la bombe (vidéo)

Le service de déminage de l'armée intervient en moyenne 8 fois par jours en Belgique. Il intervient sur des alertes à la bombe ou lorsque des munitions de la seconde guerre mondiale sont retrouvés. Mais les responsables de cette unité s'inquiètent: ils manquent de personnel et doivent travailler avec du matériel vieillissant. Nos journalistes Salima Belabbas et Dominique Schochaert les ont rencontrés.

Tir contrôlé… la manœuvre effectuée à l’eau a pour but d’ouvrir la valise et de séparer ses différents composants avant une éventuelle explosion.

Dans cette démonstration, le service de déminage de la Défense intervient après un appel de la police pour un véhicule suspect.

"Comme vous le voyez, il y avait beaucoup de bagages à l'intérieur. Lors du contrôle, ils ont trouvé une arme et le profil d'un des occupants était suspect. C'est la raison pour laquelle, ils ont sorti tous les bagages et ont fait appel à un appui chien dans un premier temps", explique Sophie Van Royen, démineur et commandant de la compagnie de Meerdaal.

Castar et son maître passent la scène en revue. Avec son odorat puissant, le chien démineur renifle la voiture et les bagages. Tout va très vite, et dès qu’il détecte une odeur d’explosif, il marque l’arrêt.

"A ce moment-là, on a un certain niveau de certitude qu'il y a bien une menace. La troisième étape a été l'intervention de l'équipe de déminage qui a travaillé à distance avec son robot, et ensuite manuellement avec l'opérateur, qui est venu séparer les composants éventuellement connectés", ajoute Sophie Van Royen.

Sur le terrain, les interventions pour les engins improvisés, colis suspect ou autres, sont beaucoup moins nombreuses que pour ce qu’on appelle la pollution historique.

"30% des munitions n'explosent pas et c'est la raison pour laquelle nous trouvons encore autant de minutions de la première et de la deuxième Guerre Mondiale", précise le lieutenant-colonel Gunther Haustrate, commandant service d’enlèvement et de destruction d’engins explosifs

Le service de déminage est composé de 182 démineurs. Il en faudrait 27 de plus pour remplir l’effectif prévu. Cela s’explique notamment par la longueur de la formation étalée sur plusieurs mois, voire années.

La mission principale de ces professionnels est d’assurer la sécurité de la population… dans des interventions souvent risquées.

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