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Coronavirus: les trois quarts des francophones respectent toujours les mesures selon un sondage

Coronavirus: les trois quarts des francophones respectent toujours les mesures selon un sondage
 
CORONAVIRUS
 

Un sondage de l'Université catholique de Louvain (UCLouvain) mené auprès de 4.297 Belges francophones entre le 1er et le 10 avril derniers montre que 75% d'entre eux continuent à appliquer les principales mesures d'hygiène (lavage des mains, port du masque, distanciation physique et limitation des contacts).

Selon l'étude, entre 74% et 77% des répondants indiquent suivre de manière élevée ou modérée quatre comportements de santé essentiels pour limiter la propagation de la pandémie, à savoir le lavage des mains, le port du masque, la distanciation physique et la limitation des contacts sociaux. La mesure la plus suivie est le port du masque (55%), puis la distanciation physique et la limitation des contacts sociaux (47%) et, enfin, le lavage des mains (43%).

Ce matin, sur le marché d’Andenne, la population portait le masque sans broncher. "Il y a pire que ça", philosophait une dame. "C’est important pour qu’on n’attrape pas le virus. Une protection personnelle et une protection des autres aussi", rappelait un passant.

Voilà pour les espaces publics, où les mesures sont très fortement respectées. Mais il n’en va pas de même pour les rassemblements privés. "Si on prend le port du masque par exemple, dès qu’on est à l’intérieur avec des amis, là on voit tout de suite que les chiffres diminuent. Donc les contextes comptent vraiment", note Olivier Luminet, professeur de psychologie de la santé et responsable de l’étude.

Les femmes bonnes élèves

D'après le sondage, les femmes sont plus consciencieuses dans le suivi des règles que les hommes. Mais il s’agit là plutôt d’une question de métiers que de genre : "Souvent les femmes travaillent dans des domaines, des professions, dans lesquelles il y a l’aspect d’attention aux autres. Que ce soit le milieu hospitalier ou l’enseignement. Des lieux où on ne se protège pas uniquement soi-même mais on protège aussi les autres", analyse Olivier Luminet.

Et les personnes rencontrées sur le marché confirment : "Moi déjà je travaille dans une maison de repos donc j’ai très très peur pour la collectivité etc.", explique une dame. Une autre ajoute que, "en tant que soignante, malgré que je suis vaccinée, je fais toujours attention et il faut continuer jusqu’à ce que tout ça se termine bien sûr".

Les jeunes hommes mauvais élèves

Les cancres de la classe ? Les jeunes hommes de 18 à 35 ans qui suivent moins les règles par rapport aux autres groupes. Ils "respectent très très peu toute une série d’éléments. Le lavage des mains par exemple, pratiquement la moitié disent qu’ils ne le font pas régulièrement".

Le niveau de scolarité n'influence pas le suivi de ces mesures sanitaires alors que le baromètre de la motivation indiquait des différences pour les intentions de vaccination.

L'âge moyen des personnes interrogées est de 51 ans et leur niveau d'éducation relativement élevé (46% avec un master ou plus, 32% avec un bachelier). La marge d'erreur de cette enquête est de +/- 3%.

 




 

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