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Début de la commission d'enquête sur les inondations: à quoi peut-on s'attendre?

 
 

La commission d’enquête sur les inondations de juillet a débuté ses travaux ce matin au parlement de Wallonie. Il s’agissait d’une séance d’introduction mais que s’y est-il passé ? Que s’est-il dit durant la matinée ? Deux députées livrent un premier bilan.

C’est aujourd’hui, vendredi 10 septembre, que les membres de la commission d’enquête parlementaire débutent leur travail. Ce travail a commencé de manière très théorique par la répartition des compétences et l’organisation des services, notamment.

Ce vendredi matin, c’est la patronne de l’administration wallonne qui était entendue. Elle a également dressé un bilan des inondations de la mi-juillet : 209 communes wallonnes ont été touchées de près ou de loin par les inondations, dont 39 sérieusement. Dans ces zones, quelque 23.920 immeubles ont été touchés ainsi que 12.000 véhicules sinistrés.

Certains députés ont bien tenté de poser des questions sur la gestion de la crise, mais ils ont très vite été recadrés par le président de la commission, Jean-Claude Marcourt. Celui-ci estime que le temps n’est pas encore venu pour les questions opérationnelles. Ce n’est pas la méthodologie retenue, a-t-il dit.

Un premier bilan de la matinée

Ce vendredi après-midi, les auditions se poursuivent avec différents professeurs d’université. Quel bilan tiré de cette première matinée ? Deux députées ont accepté de livrer un premier compte-rendu. "Aujourd’hui, on a appris que les alertes européennes de l’EFAS ne sont pas transmises au Centre de crise régional wallon. Elles arrivent à la gestion des voies hydrauliques. Donc qu’est-ce qui est fait de ces alertes ?  Comment sont-elles traitées ? A qui sont-elles envoyées ? On devra évidemment auditionner les personnes concernées, les services concernés dès la semaine prochaine", a indiqué Marie-Martine Schyns (cdH), députée wallonne et membre de la commission d’enquête parlementaire "inondations".

"On a eu un certain nombre d’informations qui nous permettent déjà d’avoir un certain nombre de questions auxquelles nous souhaiterons avoir des réponses", a enchaîné Sabine Laruelle (MR), députée wallonne et membre de la commission d’enquête parlementaire "inondations".

Au total, la commission se donne trois mois pour tenter de débusquer les éventuels dysfonctionnements dans la gestion de cette crise.


 




 

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