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Détention préventive: les juges francophones privilégient de plus en plus le bracelet électronique

Détention préventive: les juges francophones privilégient de plus en plus le bracelet électronique

En un an, la surveillance sous bracelet électronique pour les inculpés en détention préventive a presque doublé, rapportent les titres Sudpresse jeudi.

En 2018, 3.000 nouvelles personnes ont été placées sous surveillance électronique en Fédération Wallonie-Bruxelles, soit 9,4 % de plus que l'année précédente (2.741 en 2017). Le recours au bracelet électronique lors de la détention préventive a particulièrement progressé: de 444 suspects qui étaient concernés en 2017, on est passé à 802 en 2018. "La surveillance électronique pour la détention préventive n'est possible que depuis une nouvelle loi de 2014", indique Annie Devos, administratrice générale des maisons de justice. "Cette formule fonctionne surtout dans la partie francophone du pays, et surtout au niveau des arrondissements de Liège, Charleroi et Bruxelles, suite à des décisions des chambres du conseil. Nous plaidons bien évidemment pour ce type d'alternative à la prison", commente-t-elle dans les quotidiens. Autres alternatives à la prison en hausse: les mesures de probation, soit des sursis et des suspensions, prononcés avec des conditions. En 2018, les maisons de justice ont réceptionné 6.459 nouveaux dossiers contre 5.637 l'année précédente, soit une progression de 15%.

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