Réunis "chez Gonzague Saint Bris", des écrivains en pré-rentrée littéraire

Réunis
Le frère de Gonzague Saint-Bris, Edouard Saint-Bris (g) et le chanteur Cali lors de l'événement "les écrivains chez Gonzague Saint-Bris", à Chanceaux-près-Loches (Indre-et-Loire) le 26 août 2018GUILLAUME SOUVANT

Plusieurs milliers de visiteurs ont arpenté dimanche le parc du château de Chanceaux-près-Loches (Indre-et-Loire) pour une pré-rentrée littéraire à la rencontre de quelque 130 auteurs, lors de l'évènement "les écrivains chez Gonzague Saint-Bris", a constaté un correspondant de l'AFP.

Succédant à la "Forêt des livres", fondée par l'écrivain Gonzague Saint-Bris, décédé accidentellement en août 2017, cette première édition était parrainée par l’académicien Jean-Marie Rouart.

M. Rouart a décerné plusieurs prix littéraires, dont le "prix 2018" au chanteur Cali ("Seuls les enfants savent aimer", éditions Cherche Midi), les prix "de la rentrée" à Adrien Bosc ("Capitaine", Stock) et à Jérôme Attal ("37, étoiles filantes", Robert Laffont), le prix "révélation" à Loulou Robert ("Sujet Inconnu, Julliard), ou encore celui du premier roman à Thi Thu ("Presque une nuit d’été", Rivages).

Ces récompenses permettront aux auteurs de se distinguer dans l’abondante rentrée littéraire, 537 ouvrages envahissant cette année les présentoirs des librairies.

"Je sais la valeur des prix et celui-ci m’honore. Il va me porter chance", veut croire Jérôme Attal, interrogé en pleine séance de dédicace.

"Je vous ai vu chez François Busnel", lui lance une sexagénaire, en référence à l’émission télévisée "La grande librairie". "J’aurais adoré mais il ne m’a pas encore invité", sourit l’écrivain.

Outre les traditionnelles dédicaces, ce festival gratuit a proposé cafés littéraires, spectacles, ateliers. "Nous venons depuis trois ans, et ce sont chaque fois des moments d’exception", témoigne Chantal, secrétaire médicale en retraite, absorbée par les poèmes de Ronsard et Victor Hugo lus par Patrick Poivre d’Arvor sur un fond de Bach.

L’animateur Thierry Beccaro raconte, trémolos dans la voix, la violence de son père, qu'il expose dans "Je suis né à dix-sept ans" (Plon).

Irène Frain explique à un public médusé le déni de grossesse de sa mère et son vif besoin d’exister, le psychologue Boris Cyrulnik prodiguant en direct des explications réconfortantes.

L'événement bucolique, imaginé par Gonzague Saint-Bris, "lui a survécu", se réjouit Marie-Claude Mahiette, qui a pris le relais de l’organisation, en binôme avec le journaliste Christian Panvert.

Malgré un contexte financier précaire dû à la réduction de certaines aides, la manifestation littéraire sera maintenue l’an prochain. "Ce rendez-vous majeur de la rentrée littéraire a trouvé une formule qui plait. Nous maintiendrons notre soutien", a promis Jean-Gérard Paumier, président du Conseil départemental d’Indre-et-Loire.

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