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Les voitures diesel augmentent le risque d'infarctus

On savait déjà que la pollution atmosphérique était mauvaise pour nos poumons, on découvre aujourd'hui qu'elle l'est encore davantage pour le cœur. Une étude belge prouve que les voitures diesel sont responsables de toute une série d'arrêts cardiaques, comme nous l'expliquent dans le RTLINFO 13H Mathieu Col et Steve Damman.

Jean-François Argacha, cardiologue à la VUB (Vrije Universiteit Brussel) a dirigé cette étude dévoilée ce matin à l'occasion du congrès de la ligue cardiologique belge. Il a observé l'impact de la pollution atmosphérique liée au diesel sur plus de 11.400 patients. Les conclusions sont claires. Les particules fines et l'oxyde d'azote augmentent le risque d'infarctus.

Le directeur de l'étude a exposé les résultats obtenus dans notre RTLINFO13H: "Tout d'abord, les particules, celles qu'on appelle les particules fines, les PM 2,5 et les plus grosses particules fines, celles qu'on appelle les PM10. Elles augmentent en moyenne de 2,5 % le risque d'infarctus du myocarde, mais l'agent numéro 1 que l'on a retrouvé dans cette étude belge, c'est le dioxyde d'azote, le fameux NO2. Celui-ci augmente de 5% le risque d'infarctus du myocarde."


La pollution responsable d'infarctus ?

Lorsque l'on respire des polluants, ils s'attaquent à nos poumons et pénètrent dans le sang. Ils provoquent ce qu'on appelle un stress oxydatif des vaisseaux sanguins. Ces vaisseaux s'enflamment. Des caillots se forment. Le cœur n'est plus irrigué. C'est l'infarctus. Les polluants en question, ce sont les particules fines et l'oxyde d'azote.

"Le dioxyde d'azote, c'est un gaz qui a été mis par le trafic routier. Et dans le trafic routier, c'est un gaz qui a été mis préférentiellement par les motorisations diesel. Donc on pourrait faire un raccourci, qui est sans doute juste de dire que cette pollution diesel, c'est elle qui est responsable de la survenue d'infarctus du myocarde", développe le professeur.


Des mesures à prendre

Mis à part les moteurs de dernière génération Euro 6, ce sont les diesels qui rejettent le plus de particules fines et d'oxyde d'azote. Il y a donc des mesures urgentes à prendre. "Il y a des preuves scientifiques qui démontrent qu'effectivement, lorsque vous restreigniez l'accès des véhicules les plus polluants dans les centre-villes ou dans les grandes métropoles, vous améliorez la qualité de l'air et s'en suit un bénéfice très rapide sur la santé cardiovasculaire des individus."

Rien ne sert de se gaver d'antioxydants ou de mettre des masques en papier lorsqu'on se promène en ville. La seule solution, c'est de diminuer le nombre de voitures dans les centres urbains.

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