En ce moment
 
 

Traité sur la haute mer: peu de progrès, regrettent des ONG

Traité sur la haute mer: peu de progrès, regrettent des ONG
Un pêcheur dans la mer des Caraïbes, au large de Haïti, le 26 août 2019 CHANDAN KHANNA

Des ONG ont déploré vendredi, au terme de deux semaines de discussions au siège des Nations unies, l'absence de progrès tangibles dans les négociations sur un traité destiné à protéger la haute mer et les fonds marins.

"L'absence de volonté politique pour obtenir des progrès à ces négociations est alarmante, car clairement des pays préfèrent l'exploitation à la protection" des océans, a dénoncé dans un communiqué Sandra Schoettner, de l'organisation Greenpeace, à l'issue d'entretiens ayant réuni plus de 190 pays.

"Il est très décevant de constater que les ambitions lors de cette réunion ne correspondent pas au niveau d’urgence requis pour sauver nos océans et protéger notre planète contre l’urgence climatique et la perte massive de biodiversité à laquelle nous faisons face", a-t-elle ajouté.

La responsable de Greenpeace a notamment ciblé dans son communiqué l'Union européenne, coupable à ses yeux de proposer "des solutions insuffisantes et qui ne représentent pas un réel changement pour nos océans".

Plus mesurée, Liz Karan, de l'organisation Pew, a aussi regretté auprès de l'AFP que "les progrès étaient parfois lents".

Mais, a-t-elle noté, plusieurs pays proposent "des propositions alternatives" et celles-ci "contribueront à faire avancer les négociations" pour "finaliser au début de 2020 un accord qui protégera la vie marine en haute mer au profit des générations actuelles et futures".

Une quatrième session de négociations --pour une protection d'au moins 30% des océans d'ici à 2030-- est encore prévue avant la signature d'un traité contraignant, programmée en 2020.

Le futur document doit notamment permettre de créer des aires marines protégées, de favoriser le partage d'études d'impact environnemental, ainsi que de renforcer les capacités et les transferts de technologies marines.

Le marché mondial des biotechnologies marines pourrait peser 6,4 milliards de dollars d'ici 2025.

En 1982, les Nations unies avaient adopté une convention sur le droit de la mer, mais qui gardait pour la haute mer un principe de liberté, de survol, de navigation, de pêche et de recherche scientifique. La Convention est entrée en vigueur en 1994, sans participation des Etats-Unis.

Depuis, le transport maritime de marchandises s'est considérablement développé, des câbles sous-marins reposent dans le fond des océans et leurs ressources suscitent de multiples convoitises.

Vos commentaires