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Belfort: Edouard Philippe veut que GE "entende les salariés"

Belfort: Edouard Philippe veut que GE
Le Premier ministre Edouard Philippe au Havre le 24 juin 2019LOIC VENANCE

L'industriel américain General Electric (GE) doit "entendre les salariés" français du groupe visés par un plan de suppression de 1.050 postes, la plupart à Belfort, a affirmé mercredi le Premier ministre français Edouard Philippe.

L'exécutif tente d'obtenir du géant américain qu'il atténue son plan, objet ces dernières semaines d'une forte contestation locale et politique.

"Notre objectif c'est que GE entende les salariés, qu'il fasse évoluer ce plan, qu'il accepte l'idée de limiter au maximum le nombre de suppressions d'emploi contraintes", a réaffirmé Edouard Philippe lors des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale.

Le Premier ministre a également appelé GE à utiliser 50 millions de fonds "à disposition" pour "transformer" l'usine de Belfort "de façon à développer des emplois dans des secteurs qui sont porteurs, notamment l'aéronautique", promettant d'"accompagner" cette "transition" et les "salariés".

L'ancien maire du Havre a réaffirmé son soutien à une industrie française "forte", en réponse au député communiste Fabien Roussel.

Ce dernier lui demandait de "stopper" le plan de GE, "pour prendre le temps de garantir l'avenir à long terme de toute la filière énergétique française", invoquant "une question de souveraineté nationale".

La multinationale américaine emploie près de 16.000 personnes en France, dont 4.300 à Belfort (dont 1.900 dans l'entité turbines à gaz). Selon le groupe américain, jusqu'à 792 suppressions de postes pourraient intervenir dans son entité gaz de Belfort, et 252 dans celle dédiée aux "fonctions supports".

L'activité turbine à gaz pour des centrales électriques avait été vendue par le Français Alstom à son concurrent GE en 1999. Le géant américain avait ensuite racheté la branche énergie d'Alstom en 2014-2015, avec le feu vert d'Emmanuel Macron, alors ministre de l'Economie de François Hollande.

Un achat regretté par la suite par GE, confronté à des surcapacités sur ces marchés, et qui a dû payer des pénalités pour ne pas avoir honoré sa promesse de créer 1.000 postes en France.

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