Fusion des instances représentatives: "60.000 élus et mandatés concernés" à la CGT

Fusion des instances représentatives:
Le numéro un de la CGT, Philippe Martinez, le 12 octobre 2017 à l'ElyséeLUDOVIC MARIN

Environ "60.000 élus et mandatés" de la CGT sont "concernés" par la fusion des instances représentatives du personnel décidée par les ordonnances et pourraient perdre leur mandat, a indiqué mardi le numéro un de la centrale Philippe Martinez.

Interrogé sur Europe 1 sur l'impact pour la CGT de la fusion des instances représentatives, M. Martinez a répondu que "60.000 élus et mandatés" étaient "concernés dans toute la France".

"On veillera à ce qu'aucun élu et mandaté ne soit licencié parce que c'est un risque aussi (...) on veillera à ce qu'ils soient réintégrés, qu'ils soient maintenus dans un poste", a dit M. Martinez, "mais la bataille principale c'est de maintenir partout où on le peut ces instances représentatives", et "notamment les CHSCT (hygiène, sécurité et conditions de travail)", a-t-il ajouté.

La réforme des instances représentatives prévoit la fusion des délégués du personnel (DP), des élus du comité d'entreprise (CE) et des anciens membres du CHSCT dans une instance unique, le CSE (conseil social d'entreprise).

Avec cette réforme, "on va passer plus de temps dans des réunions qu'au côté des salariés", a poursuivi le secrétaire général de la CGT. "On est en train d'institutionnaliser le syndicalisme, ce n'est pas notre mission", a-t-il regretté.

Au total, entre "150.000 et 200.000 personnes vont perdre leur mandat" du fait de la fusion des instances représentatives du personnel, avait indiqué lundi le secrétaire général de FO Jean-Claude Mailly.

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