Industrie: Le Maire envisage de nouveaux allègements de la fiscalité

Industrie: Le Maire envisage de nouveaux allègements de la fiscalité
Le ministre de l'Economie Bruno Le Maire - ici à Paris le 27 mars 2018 - envisage une nouvelle diminution de la fiscalité des entreprises industriellesFRANCOIS GUILLOT

Le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, a annoncé mardi avoir mis à l'étude une nouvelle diminution de la fiscalité des entreprises industrielles, au nom de l'amélioration de la compétitivité du secteur en France.

En matière de compétitivité, "beaucoup de progrès ont été faits, mais il reste du progrès à faire", a relevé le ministre, qui s'exprimait devant des journalistes à l'issue de l'inauguration du salon Global Industrie de Villepinte (nord de Paris) en compagnie d'industriels et de parlementaires.

"Au-delà de l'allègement des charges déjà engagé, au-delà de la transformation du Cice en allègement de charges définitif", le gouvernement veut étudier une réduction des "impôts de production qui pèsent encore trop lourd sur l'industrie française", a détaillé M. Le Maire.

La baisse des impôts de production - une série d'impôts locaux payés par les entreprises et qui s'ajoutent à l'impôt sur les bénéfices réalisés - constitue une des demandes de France Industrie, l'association porte-parole des industriels.

Mais le ministre a rappelé que les décisions devraient tenir compte de la "ligne très claire de réduction de la dépense publique".

M. Le Maire a aussi réaffirmé que "l'industrie est le futur de l'économie française". Cela va demander "de nouvelles compétences" comme des codeurs ou des développeurs, a-t-il observé, mais aussi toujours "un besoin important de chaudronniers, de soudeurs, des métiers qui peinent à recruter".

De son côté, la secrétaire d'Etat, Delphine Gény-Stephann, a insisté sur l'importance d'améliorer la formation aux métiers industriels avec "des besoins extrêmement variés".

"L'idée pour mieux y répondre, c'est de mettre la décision au plus près de l'entreprise et de la branche plutôt que d'avoir un système extrêmement centralisé et pas extrêmement efficace", a-t-elle remarqué lors de sa visite au salon en compagnie notamment du mathématicien et député Cédric Villani, qui doit remettre jeudi à l'exécutif un rapport sur l'intelligence artificielle.

Pour la secrétaire d'Etat, il faut "rendre le système plus efficace, le brancher vraiment sur les besoins des entreprises" et donner aux entreprises et aux branches "les moyens d'orienter les qualifications en fonction de ce qu'elles perçoivent de leurs besoins actuels et futurs".

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