En ce moment
 
 

La Bourse de Paris affaiblie par le FMI et les tensions commerciales (-0,65%)

La Bourse de Paris affaiblie par le FMI et les tensions commerciales (-0,65%)
Salle de contrôle d'Euronext, l'opérateur de la Bourse de Paris, à La Défense, le 27 avril 2018ERIC PIERMONT

A découvrir

La Bourse de Paris a clôturé en baisse mardi (-0,65%), le regain des tensions commerciales et la dégradation des prévisions du Fonds monétaire international (FMI) sur la croissance mondiale ayant pesé sur la tendance.

L'indice CAC 40 a cédé 35,36 points à 5.436,42 points, dans un volume d'échanges modéré de 3,12 milliards d'euros. La veille, il avait fini à l'équilibre (-0,08%).

Après une ouverture en légère baisse, le marché parisien s'était repris pour marquer un plus haut niveau annuel en séance avant de décliner après les annonces du FMI.

"Un tableau relativement mitigé de l'économie mondiale fait par le Fonds monétaire international a accentué la baisse des marchés", a commenté à l'AFP Daniel Larrouturou, directeur général délégué de Diamant bleu gestion.

Le Fonds monétaire international a révisé à la baisse sa prévision de croissance mondiale à 3,3% après les 3,6% réalisés en 2018.

L'institution table cependant sur un rebond à 3,6% en 2020 et écarte une récession mondiale à court terme.

Mais à moyen terme, le FMI prévoit que le potentiel de croissance s'essouffle, et préconise des politiques "destinées à augmenter le taux d'activité et les gains de productivité", en investissant "dans l'infrastructure, la formation continue, la recherche et le développement".

En outre, "la question des taxes douanières, un peu ignorée en première partie de séance" constitue l'autre élément qui a desservi les marchés, selon M. Larrouturou.

Donald Trump a haussé le ton mardi en menaçant l'Union européenne de nouveaux droits de douane si elle ne mettait pas fin aux subventions à Airbus, au risque de rompre une fragile trêve commerciale.

Cette menace "témoigne d'un durcissement" des négociations, dans un climat de tensions commerciales récurrentes entre l'Union européenne et les Etats-Unis, qui utilisent les droits de douane punitifs comme arme de négociations, souligne l'expert.

Boeing et Airbus, via les Etats-Unis et l'Europe, s'accusent mutuellement depuis des années devant l'Organisation mondiale du commerce (OMC) de verser des aides illégales à leurs champions aéronautiques respectifs.

Parallèlement, les tribulations du Brexit se poursuivent tandis que le FMI a prévenu que l'économie britannique risquait un sérieux choc en cas de sortie sans accord, un scénario qui entraînerait de fortes perturbations commerciales et un recul marqué du Produit intérieur brut.

Le scénario d'un feu vert de l'UE à un deuxième court report du divorce prend forme, avec une probable porte ouverte à un plus long délai. Mais les 27 se divisent sur les conditions à imposer à Londres pour accepter ce nouveau contretemps. La chancelière allemande Angela Merkel a jugé mardi "possible", "un report jusqu'à début 2020" tandis qu'un délai d'un an paraît "trop long" à la France.

Les investisseurs attendaient par ailleurs la réunion de la Banque centrale européenne (BCE) prévue mercredi pour connaître des détails sur de possibles mesures de soutien au secteur bancaire.

  1. Euronext CAC40

Vos commentaires