Park Hyatt Vendôme: les grévistes crient "victoire" après 87 jours de conflit

Park Hyatt Vendôme: les grévistes crient
Des grévistes et manifestants devant l'hôtel Park Hyatt Vendôme, à Paris le 9 novembre 2018Christophe ARCHAMBAULT

Les grévistes du Park Hyatt Vendôme ont conclu vendredi un accord avec le palace parisien et le prestataire de nettoyage STN portant sur les représentants du personnel et les salaires, mettant fin à un conflit dur qui aura duré 87 jours.

La grève avait commencé le 25 septembre à l'appel de la CGT Commerce et de la CGT-HPE (Hôtels de prestige et économiques) pour obtenir l'embauche directe par l'hôtel des salariés de STN (femmes et valets de chambre, gouvernantes...) affectés sur le site, ainsi que des augmentations de salaire.

Les grévistes ont obtenu gain de cause sur "les revendications les plus importantes", estime Didier Del Rey, de la CGT Commerce de Paris, précisant qu'ils reprendraient le travail lundi.

La "grève a été dure", avec du personnel mobilisé "tous les jours de 10h00 à 15h00, du lundi au samedi" devant le palace de la prestigieuse rue de la Paix, rappelle-t-il, et "la direction a joué le pourrissement du conflit".

"Il y avait 62 grévistes au départ, 43 à la fin", indique M. Del Rey, pour qui l'obstination du personnel employé par STN a fini par payer.

Dans un communiqué, la CGT parle d'une "victoire éclatante", même si la revendication d'intégrer le personnel du Park Hyatt Vendôme a été "abandonnée", comme le souligne la direction de l'hôtel.

Néanmoins, les salariés de STN pourront se porter candidats pour devenir représentants de proximité au sein du palace lors des prochaines élections professionnelles en 2019. Pour ces salariés d'une entreprise de sous-traitance, "cela constitue un véritable pied de nez aux ordonnances Macron qui ont exclu ces salarié(e)s de leur droit à être représenté(e)s dans les entreprises utilisatrices", se réjouissent la CGT commerce de Paris et la CGT-HPE.

Les grévistes obtiennent également l'alignement des salaires sur ceux, plus favorables, du Hyatt Etoile, a indiqué à l'AFP un porte-parole de l'hôtel. "La mise en place et le phasage" de cette disposition "doivent être discutés lors des négociations annuelles obligatoires en 2019", a-t-il précisé.

Ils ont aussi obtenu "un statut collectif largement supérieur aux minima conventionnels de l'hôtellerie et de la propreté", affirme la CGT.

Vos commentaires