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Procès Pastor: "Je n'ai jamais commandité quoi que ce soit", assure Wojciech Janowski

Procès Pastor:
Croquis d'audience montrant Wojciech Janowski jugé devant la Cour d'assises des Bouches-de-Rhône à Aix-en-Provence le 17 septembre 2018Benoit PEYRUCQ

"Je n'ai jamais commandité quoi que ce soit": Wojciech Janowski, le gendre de la milliardaire monégasque Hélène Pastor, accusé d'avoir été l'instigateur de son assassinat en 2014, a renouvelé ses dénégations jeudi devant les assises des Bouches-du-Rhône.

Mercredi, son coach sportif Pascal Dauriac avait redit devant la cour ce qu'il avait déjà assuré aux enquêteurs: Wojciech Janowski l'a manipulé pour le pousser à l'aider à "liquider la vieille" --ce qu'il a fini par faire, en organisant avec son beau-frère l'assassinat de la richissime héritière.

"Je n'ai rien demandé à Dauriac", lui a répondu jeudi Wojciech Janowski, qui, après avoir avoué en garde à vue, s'est rétracté et assure n'avoir rien à voir avec l'assassinat de la mère de sa compagne.

Pourquoi alors a-t-il dit au juge "J'ai demandé à Dauriac de résoudre le problème", lui demande le président Pascal Guichard? L'ex-consul honoraire de Pologne à Monaco assure qu'il évoquait simplement le fait qu'Hélène Pastor "parlait mal de nous, de notre mariage aux gens de Monaco": comme le coach comptait d'autres Monégasques parmi ses clients, "je lui ai demandé de leur parler".

"Je n'ai jamais demandé à Dauriac de résoudre le problème de cette façon, il n'y a pas de preuve", déclare-t-il aussi, évoquant le guet-apens qui a coûté la vie à Hélène Pastor et son chauffeur, mortellement blessés par deux décharges d'un fusil à canon scié le 6 mai 2014 à Nice.

En costume gris foncé, chemise blanche et cravate noire, l'accusé - qui avait évoqué des problèmes de compréhension pour expliquer ses rétractations après ses aveux - s'exprime avec un fort accent polonais, mais dans un français parfait, n'hésitant pas parfois à reprendre le président ou un avocat.

"Je n'ai jamais commandité quoi que ce soit", a martelé M. Janowski, accusant Pascal Dauriac d'avoir "inventé des choses qui ne se sont jamais passées". Au contraire, même, Janowski accuse, comme il l'a déjà fait au cours de l'enquête après s'être rétracté, Dauriac d'avoir "menacé (sa) famille" et demandé de l'argent pour une protection.

Interrogé sur la raison pour laquelle il avait reconnu en garde à vue avoir commandité le double meurtre, l'accusé assure une nouvelle fois avoir voulu protéger sa compagne, Sylvia Ratkowski, la fille d'Hélène Pastor placée en même temps que lui en garde à vue: "Je voulais me dire coupable jusqu'à ce qu'elle sorte de garde à vue. Je voulais la protéger".

Dix personnes sont jugées jusqu'au 19 octobre pour leur participation, à des degrés divers, dans le guet-apens mortel du 6 mai 2014 à Nice.

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