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Rallye: Sébastien Ogier rentre au bercail chez Citroën

Rallye: Sébastien Ogier rentre au bercail chez Citroën
Le Français Sébastien Ogier au Rallye de Finlande, à Jyväskylä, le 28 juillet 2018Markku Ulander

Formé chez Citroën, le talentueux et ambitieux Sébastien Ogier avait été poussé vers la sortie en 2011, barré par la légende du rallye Sébastien Loeb. Sept ans et cinq titres mondiaux plus tard, il revient par la grande porte.

"Plusieurs éléments ont compté dans mon choix, explique dans un communiqué Ogier (34 ans), qui a signé pour 2019 et 2020. Je trouve très sympa l'idée de retrouver des gens avec qui j'ai plutôt bien travaillé il y a maintenant quelques années".

Le deuxième pilote le plus titré de l'histoire du WRC derrière Loeb (9 titres), revient avec son copilote de toujours Julien Ingrassia, dans l'équipe où ils avaient découvert le Championnat du monde des rallyes en 2008, pour s'imposer d'entrée de jeu chez les juniors au volant d'une Citroën C2.

La paire intègre ensuite la structure WRC de la marque aux chevrons en 2010, où l'ancien moniteur de ski fait rapidement jeu égal avec Sébastien Loeb mais doit, à la demande de son équipe, s'effacer devant son prestigieux coéquipier.

Impatient, sûr de lui et pas adepte du politiquement correct, Ogier critique ouvertement ces consignes et se fait débarquer en novembre 2011. "Nous avons rendu sa liberté à Ogier", lance à l'époque le directeur de l'écurie Olivier Quesnel.

Ogier tente alors un coup de poker en rejoignant Volkswagen dès 2012, alors que l'écurie n'est pas encore engagée en WRC. Il patiente un an mais devient champion du monde dès 2013 et sa première tentative avec sa nouvelle écurie.

Il enchaîne alors les titres mondiaux jusqu'au retrait de la marque allemande fin 2016, et remporte une 5e couronne en 2017 dès sa première saison avec M-Sport.

- "La voiture a un potentiel certain" -

En plus d'être un compétiteur hors pair, Ogier est ainsi réputé pour ses retours techniques dans le développement des voitures, --ce qui n'a pas échappé à Citroën, en panne de résultats (deux victoires en deux ans, dernier du classement des constructeurs)--, et à la recherche d'un pilote depuis le renvoi du Britannique Kris Meeke pour conduite trop dangereuse en mai dernier.

"Si ce n'est pas gagné d'avance, j'ai à la fois la conviction que la voiture a un potentiel certain et une grande confiance dans les gens de Satory (siège de Citroën Racing, ndlr)", assure Ogier, alors que la marque n'est revenue en WRC qu'en 2017.

"Je suis aussi excité par la perspective de relever le défi de tenter d'être champion du monde avec un troisième constructeur différent", ajoute-t-il.

Seul le Finlandais Juha Kankkunen, sacré en 1986 avec Peugeot, en 1987 et 1991 avec Lancia et en 1993 avec Toyota, est parvenu à accomplir une telle performance.

Ogier avait annoncé le mois dernier qu'il se voyait honorer un dernier contrat en WRC avant de se consacrer à sa famille, lui qui connaît des résultats moins flamboyants cette année: il est 3e du Championnat à 23 points du leader Thierry Neuville, avec trois épreuves encore à disputer.

Pour boucler la boucle il pourrait retrouver occasionnellement Sébastien Loeb, revenu pour plusieurs manches du championnat WRC en 2018 avec Citroën, notamment au Tour de Corse, mais qui n'a encore rien annoncé pour 2019.

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