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Ryanair reconnaît en Italie son premier syndicat de personnel de cabine

Ryanair reconnaît en Italie son premier syndicat de personnel de cabine
Italie

La compagnie aérienne à bas coûts Ryanair a annoncé mercredi avoir formellement reconnu deux syndicats représentant son personnel de cabine en Italie, le premier du genre pour cette catégorie de salariés.

La compagnie irlandaise a signé un accord avec Anpac et Anpav qui deviennent les seules instances représentatives pour le personnel de cabine employé en Italie par Ryanair, au terme d'une négociation qui avait démarré en décembre dernier, selon un communiqué.

S'il s'agit du premier accord pour cette catégorie de personnel dans l'ensemble du réseau de la compagnie. Cette dernière a déjà signé deux accords avec des syndicats de pilotes, en Italie et au Royaume-Uni.

L'Italie accueille à l'heure actuelle près de 80 avions sur les 400 du groupe et environ 20% du personnel de cabine de la compagnie.

Malgré les négociations dans la péninsule, Ryanair avait enregistré le 10 février un mouvement de grève mené par une partie du personnel basé en Italie, mais qui n'avait occasionné que peu de perturbations.

"Nous progressons bien avec d'autres syndicats de personnel de cabine à travers l'Europe et nous espérons signer plus d'accords de reconnaissance avec les syndicats d'équipage de pilote et de cabine dans les semaines à venir", souligne Eddie Wilson, le responsable du personnel de Ryanair.

Cet accord est signé alors que des syndicats représentant le personnel de cabine de Ryanair au Portugal, en Espagne, en Belgique, et jusqu'à présent en Italie, brandissent la menace d'une grève conjointe et ont donné à Ryanair jusqu'à la fin juin pour accepter leurs revendications.

Ces syndicats demandent que la compagnie applique la législation de chacun des pays dans lesquels elle emploie du personnel et qu'elle accorde les mêmes conditions de travail aux salariés directement sous contrat avec la compagnie et ceux qui sont liés à des sociétés de travail temporaire.

Ce conflit avait occasionné, début avril, une grève de trois jours du personnel de cabine de la compagnie aérienne irlandaise au Portugal.

La compagnie à bas coût avait surpris fin décembre en annonçant son intention de reconnaître pour la première fois de son histoire des syndicats.

Elle comptait alors répondre au malaise social au sein du groupe qui avait éclaté au grand jour en septembre dernier à l'occasion d'une vague d'annulations de vols, justifiée par la société par des problèmes de planning de pilotes.

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