En ce moment
 

Wall Street ouvre en baisse, bousculée par des données décevantes sur l'emploi

Wall Street ouvre en baisse, bousculée par des données décevantes sur l'emploi
La Bourse de New York à l'ouverture le 4 mars 2019. Wall Street ouvre en baisse bousculée par l'emploiJohannes EISELE

A découvrir

La Bourse de New York reculait à l'ouverture vendredi, fragilisée par des données décevantes sur l'emploi aux Etats-Unis et sur les exportations en Chine, au moment où les négociations entre les deux pays n'ont toujours pas abouti.

Vers 15H25 GMT, l'indice vedette de la Bourse de New York, le Dow Jones Industrial Average, cédait 0,59%, à 25.323,26 points. L'indice Nasdaq, à forte coloration technologique, reculait de 0,74%, à 7.366,52 points. L'indice élargi S&P 500 perdait quant à lui 0,73%, à 2.728,87 points

Wall Street avait terminé déjà dans le rouge jeudi, rattrapée par les craintes sur la croissance mondiale après les prévisions moroses de la Banque centrale européenne (BCE) sur la santé de l'économie en zone euro: le Dow Jones avait lâché 0,78% et le Nasdaq 1,13%.

Vendredi, les investisseurs réagissaient notamment à l'effondrement des créations d'emplois aux Etats-Unis en février: l'économie américaine, qui avait créé en janvier un nombre record d'emplois sur un an à cause de la fermeture partielle des services administratifs (shutdown), n'a créé le mois dernier que 20.000 postes, le plus faible niveau depuis septembre 2017.

Ce plongeon "est assez rare et laisse planer plusieurs questions", ont commenté les analystes de Mirabaud Securities: "Est-ce la décélération de l'économie que nous attendions au premier trimestre? Le shutdown peut-il tout expliquer? Comment va réagir la Fed dans deux semaines?", à l'occasion de sa prochaine réunion de politique monétaire.

En tout cas, "pour ceux qui pariaient encore sur une hausse des taux en 2019, il faudra certainement... patienter", ont-ils avancé.

- Chômage à 3,8% -

Les chiffres du département du Travail contiennent malgré tout quelques éléments positifs: le taux de chômage est descendu à 3,8%, la rémunération horaire a grimpé de 3,4% sur un an, et le taux de participation au marché du travail est resté le même à 63,2%.

Mais les acteurs du marché digéraient aussi vendredi des statistiques moroses en provenance de Chine: les exportations du pays, moteur de la croissance mondiale ces dernières années, se sont effondrées de plus de 20% en février alors qu'elles avaient enregistré en janvier un rebond surprise.

Dans le même temps, la demande du pays s'est encore affaiblie: ses importations ont reculé de 5,2%, après une baisse de 1,5% en janvier.

Ces nouveaux signaux d'alarme pour la santé économique du géant asiatique interviennent alors que le pays est toujours empêtré dans sa guerre commerciale avec les Etats-Unis: Donald Trump a assuré jeudi que les négociations "avançaient bien", mais l'ambassadeur américain à Pékin, Terry Branstad, a rappelé vendredi que les deux pays n'étaient pas encore prêts à signer un accord.

Particulièrement sensibles aux pourparlers sino-américains, les multinationales Boeing et Caterpillar cédaient respectivement 0,77% et 1,11%.

La chaîne de supermarchés de vente en gros Costco montait de 4,71% après avoir fait part de bénéfices trimestriels supérieurs aux attentes. Le groupe a aussi indiqué avoir relevé son salaire minimum horaire à 15 dollars, contre 14 dollars auparavant et 13 dollars en juin.

Le groupe National Beverage, maison mère des populaires canettes d'eau gazeuse La Croix, chutait de 22,37% après avoir dévoilé des ventes trimestrielles en repli. Le patron de l'entreprise, Nick Caporella, s'est dans un communiqué excusé pour ces résultats et a imputé la performance du groupe non à "la négligence", à "la mauvaise gestion" ou à "un cas de force majeure" mais à "l'injustice". National Beverage a fait l'objet l'an dernier d'une plainte pour avoir frauduleusement qualifié ses produits de "naturels".

Sur le marché obligataire, le taux d'intérêt sur la dette à dix ans évoluait à 2,640%, contre 2,639% jeudi à la clôture, et celui sur la dette à 30 ans à 3,038% contre 3,026% la veille.

  1. Nasdaq

Vos commentaires