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A Berlin, l'exposition "Game Over" mêle arts urbain et virtuel

 
 

Un graffiti de Hulk qui soudainement vous saute dessus ou un tableau changeant de couleurs: à Berlin, une exposition met à l'honneur l'art urbain et virtuel en invitant le visiteur à s'emparer des oeuvres grâce à la réalité augmentée.

Intitulée "Game Over", l'exposition ouverte jusqu'à la fin de l'année offre aux visiteurs la possibilité de s'approprier les oeuvres de quelque 80 artistes du collectif berlinois "The Dixons" grâce à une application dédiée.

Outre son rapport au monde des jeux vidéo, son titre est également une allusion au passé du bâtiment de 2000 mètres carrés, un ancien casino désaffecté.

"Nous essayons de réunir les bons artistes qui continueront à se développer et à évoluer sur le plan créatif et, en fin de compte, leur permettre d'obtenir de nouvelles idées et procédés de création", explique à l'AFP Jörn Reiners, artiste et l'un des commissaires de l'exposition.

"Après tous ces mois sans culture dus à la crise sanitaire avec un monde devenu plus sombre, nous avons enfin fait apparaître un peu de couleurs, non seulement dans nos vies, mais aussi, nous l'espérons, dans celles des visiteurs", ajoute-il.

- Application -

Dans ce lieu minimaliste, les oeuvres très graphiques aux couleurs souvent criardes ressortent davantage et ont pour objectif de questionner le rapport au réel.

Mais l'exposition se veut plus qu'un simple spectacle d'art urbain: grâce à une application spécialement développée, les visiteurs peuvent découvrir les oeuvres d'art analogiques d'une manière totalement nouvelle.

Il suffit pour cela par exemple de pointer son appareil photo sur les personnages de bande dessinée en noir et blanc qui ornent l'une des salles de l'exposition pour soudainement les redécouvrir en trois dimensions.

Les oeuvres sont alors déformées, recolorées et parfois mobiles.

Après la chute du Mur, Berlin est devenue l'une des capitales mondiales de la culture urbaine et notamment des graffitis, visibles dans tous les quartiers de la ville.

Histoire et graffitis ne font par exemple qu'un tout le long de l'East Side Gallery, musée à ciel ouvert dans le centre-ville berlinois où des artistes du monde entier avaient peint plusieurs blocs de l'ancien mur après la réunification du pays.

Certains lieux, comme un ancien site désaffecté jadis utilisé par les services de contre-espionnage américains de la NSA, sont entièrement dédiés à cette culture.


 




 

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