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Fusillade dans un tramway à Utrecht: un témoin raconte ce qu'il a vu

Fusillade dans un tramway à Utrecht: un témoin raconte ce qu'il a vu
©Belga

La police néerlandaise recherchait lundi un homme originaire de Turquie après une fusillade dans un tramway à Utrecht, une probable "attaque terroriste" qui a fait trois morts et cinq blessés. Les forces de l'ordre ont annoncé vers 18h30 avoir arrêté le principal suspect.

La sécurité dans les aéroports et les bâtiments clés du pays, notamment les mosquées, a été renforcée et la municipalité d'Utrecht, dans le centre des Pays-Bas, a conseillé aux écoles de la ville de fermer leurs portes. Vers 16 heures, elle a toutefois levé l'avis conseillant aux personnes de rester chez elles ou à l'abri. Dans la matinée, un homme a ouvert le feu dans un tramway du centre de cette ville.

Dans un tweet, les autorités ont rendu publique la photo d'un homme aux cheveux courts portant un blouson bleu, tirée d'une caméra de vidéosurveillance du tramway. "La police recherche Gokmen Tanis, 37 ans (né en Turquie) en lien avec l'incident de ce matin", avait indiqué la police d'Utrecht sur Twitter, enjoignant au public de "ne pas l'approcher".

"A ce stade, nous pouvons confirmer trois morts et neuf blessés, dont trois grièvement (selon la police le bilan est de 5 blessés)", avait déclaré le maire d'Utrecht, Jan van Zanen, dans une vidéo publiée sur Twitter. Il a ajouté que que les autorités privilégiaient la piste terroriste. Sur les lieux de l'attaque, place du 24-Octobre, bouclés par les forces de l'ordre, les services de secours et policiers en armes s'activaient. Une victime était recouverte d'un drap et gisait sur la voie entre deux wagons.


Un témoin raconte avoir vu une femme sortir du tram en courant

Un témoin a raconté à NOS News avoir vu une femme sortir du tramway en courant, du sang sur ses mains et ses vêtements avant de s'effondrer. "Je l'ai amenée à ma voiture et l'ai aidée. Quand la police est arrivée, elle était inconsciente", a-t-elle relaté. "Nous ne cèderons pas face à l'intolérance", a déclaré le Premier ministre néerlandais Mark Rutte, qui n'a "pas exclu" une piste terroriste, lors d'une conférence de presse à La Haye. "Un acte de terrorisme est une attaque contre notre civilisation, contre notre société tolérante et ouverte. (...) Il n'y a qu'une seule réponse, c'est que notre Etat de droit et notre démocratie soient plus forts que le fanatisme et la violence", a-t-il affirmé.

Tous les partis politiques ont suspendu leur campagne à deux jours d'élections locales qui détermineront la composition future du Sénat néerlandais. Des dizaines de policiers armés ont encerclé un immeuble à quelques centaines de mètres des lieux de la fusillade. La police a par ailleurs indiqué qu'une Renault Clio vraisemblablement volée à son conducteur au moment de l'attaque avait été retrouvée abandonnée. Dans la cité portuaire de Rotterdam, la police a indiqué avoir accru la sécurité aux abords des mosquées, trois jours après la mort de 50 fidèles dans deux mosquées de Christchurch, en Nouvelle-Zélande, tués par un suprémaciste blanc.

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